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| > Thibault : "C'est indéfendable" |
L'Irak, un colosse aux pieds de pétrole
L'Irak a annoncé lundi que ses réserves prouvées de pétrole étaient de 143,1 milliards de barils, ce qui placerait le pays en troisième position mondiale derrière l'Arabie saoudite et le Venezuela.
Publié le 04/10/2010
Difficile retour pour Total en Irak
Si le groupe français participe au consortium qui exploitera le champ pétrolifère d'Halfaya, il a été écarté de l'exploitation des champs géants de Majnoun et Qourna-ouest 2.
Publié le 12/12/2009
> Chatel : "le gouvernement sera exigeant : zéro licenciement"
L'indignation est générale après l'annonce d'un plan de suppressions de 555 postes en France par le pétrolier Total. Ce alors même que ce dernier affiche un bénéfice de 14 milliards d'euros en 2008. Une situation jugée donc "scandaleuse" par les syndicats, le gouvernement et une partie de la classe politique au regard des bénéfices record de l'entreprise.
Mercredi matin, sur LCI, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a évidemment condamné le projet de Total, mais s'en est également pris à l'Etat renvoyant dos à dos entreprises et gouvernement accusés de ne pas se mobiliser pour la sauvegarde de l'emploi. De son côté, Ségolène Royal (PS) s'est insurgée contre les suppressions d'emploi chez Total estimant que face à cette situation, l'Etat devait "prélever les bénéfices" du groupe pétrolier "et les réinjecter massivement dans les énergies alternatives". "Ce qui se passe chez Total, c'est une atteinte à la dignité et donc aux libertés au sens large", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes sur France Inter. Encore mercredi, en marge du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a pour sa part tenu à rappeler les exigences affichées par l'Etat : "l'important, c'est zéro licenciement, et une politique basée sur le donnant-donnant", répondant que Laurent Wauquiez (lire plus bas) était dans son rôle de secrétaire d'Etat à l'Emploi quand il pousse un coup de gueule contre Total. Celui-ci a d'ailleurs demandé mercredi "un geste" à Total "pour l'apprentissage et l'emploi des jeunes".
En travers de la gorge
Le secrétaire général du groupe Jean-Jacques Guilbaud a tenté mercredi de faire face au déluge de protestations. Il y a eu "sans doute" une mauvaise communication. "Des hommes politiques ont commenté des informations incomplètes et n'étaient pas totalement informés", a estimé M. Guilbaud. Répondant aux critiques de la CGT qui accuse Total de vouloir se désengager progressivement de son activité de raffinage en France, M. Guilbaud a répondu qu'"un industriel qui investit plus d'un milliard d'euros dans des activités en France, le raffinage et la pétrochimie, n'a pas l'intention de quitter ses activités. Nous croyons au raffinage en France".
Mardi, c'est le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, qui a ouvert le concert de protestations, jugeant scandaleux le projet de Total. Il a ainsi expliqué que la suppression de plusieurs centaines de postes lui restait "en travers de la gorge. Je trouve ça scandaleux. En cette période de crise, beaucoup d'entreprises sont dans des situations dures, ne font plus de bénéfices, ont des chiffres d'affaires dégradés et font pour autant tous les efforts possibles pour garder leurs salariés, notamment dans les PME", a précisé Laurent Wauquiez. "Qu'un groupe comme Total, qui fait plusieurs milliards de bénéfices, ne soit pas capable dans cette période d'avoir un comportement exemplaire en termes d'emploi me reste en travers de la gorge", a-t-il ajouté. Mercredi, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, a demandé "un geste" à Total "pour l'apprentissage et l'emploi des jeunes", après l'annonce par le groupe pétrolier de la suppression de 555 postes en France.
"Total assassine l'emploi"
Du côté de l'opposition, les réactions étaient du même acabit avec une légère nuance. Dans un communiqué publié à l'issue de son bureau national, le Parti socialiste a dénoncé "la logique financière" du groupe Total. La première secrétaire du PS Martine Aubry s'est dit mercredi "choquée". "La responsabilité sociale d'une entreprises ça existe, surtout d'une grande entreprise qui a beaucoup été aidée par l'Etat et donc par l'argent des contribuables", a-t-elle affirmé. "La direction a l'air d'expliquer qu'elle a fait une erreur de communication. Non, c'est une erreur de fond, une absence de responsabilité sociale", a-t-elle martelé. "Aujourd'hui, il faut que Total rembourse l'aide publique qu'elle a touchée" et qu'elle "mette en place des dispositions pour créer autant d'emplois dans les bassins d'emplois, qu'elle va détruire". Elle doit aussi "accompagner les salariés qui, nous dit-on, sont volontaires et pourraient partir en pré-retraite", a affirmé la patronne du PS.
Pour le NPA d'Olivier Besancenot, "Total assassine l'emploi. L'absence de licenciement sec ne change rien à l'affaire : Total, comme Arcelor-Mittal, détruit des emplois. C'est inadmissible et révoltant !", écrit-il dans un communiqué. "L'attitude de Total est scandaleuse. Cette entreprise s'illustre comme l'une des pires prédatrices, tant au niveau de l'environnement, que des droits sociaux, et même du pouvoir d'achat", a renchéri Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
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