Les européennes, c'est parti

le 21 mars 2009 à 17h33 , mis à jour le 21 mars 2009 à 21h32

La numéro 1 du parti a donné samedi le coup d'envoi de la campagne en lançant une charge virulente contre Nicolas Sarkozy. La Convention a ratifié les listes PS en vue du scrutin de juin.

Martine Aubry © TF1/LCI

C'est, selon les mots de Martine Aubry, la "première étape de la reconquête". La première secrétaire du Parti socialiste a donné samedi le coup d'envoi de la campagne PS aux européennes lors de la Convention qui a ratifié les listes en vue du scrutin du 7 juin.
 
Les 288 délégués réunis à La Villette, à Paris, ont ratifié à l'unanimité moins cinq abstentions les listes, clôturant un chapitre douloureux de dissensions au sein du parti, après une fronde avortée de barons locaux contre les listes. Finalement, la liste de la région Grand Centre, conduite par le fabiusien Henri Weber et rejetée par les militants lors du scrutin du 12 mars, a été remaniée à la marge, après de laborieuses tractations. "Après quelques psychodrames tels que nous les aimons", a souligné La première secrétaire, "nous sommes réunis".
 
"Je n'oublie pas Ségolène, je n'oublie personne"
 
Seul le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, à la tête de la fronde, est resté critique: refusant de prendre part au vote, il a dénoncé "les méthodes au PS". Mais Martine Aubry a promis la poursuite de "la rénovation" du PS, notamment dans la perspective de la présidentielle de 2012 "quand notre candidate sera choisie", a-t-elle dit dans un lapsus avant de rectifier: "un ou une candidate". "Je n'oublie pas Ségolène, je n'oublie personne, il y a beaucoup de talents au PS", a-t-elle plaisanté.
 
Elle s'est réjouie de l'unité retrouvée du PS sur un sujet qui l'avait beaucoup divisé, la construction européenne: "ces dernières années quand on parlait de l'Europe, il y avait dans le parti un léger frisson, l'Europe nous a divisés", a-t-elle dit, se félicitant du "texte sans ambiguïté" adopté par tous les courants. Le projet du PS réclame notamment un "juste échange" qui n'est "pas du protectionnisme", assure la maire de Lille.
 
Martine Aubry dénonce "une Europe à la dérive, emportée par la vague libérale", qui est "tombée dans les mains d'une droite idéologue", dit-elle visant le président de la Commission Barroso mais aussi Nicolas Sarkozy qui "ne l'a pas combattu". "Il y en a qui veulent le remettre à la tête de la Commission, pas nous, nous nous battrons".
 
"Le boulet fiscal"
 
Le porte-parole Benoît Hamon s'en est pris au Premier ministre britannique, qui a apporté son soutien à Barroso: "Gordon Brown a trahi le manifesto" du Parti socialiste européen, a-t-il affirmé. Appelant au vote socialiste, la patronne du PS a dénoncé François Bayrou, "fort dans la dénonciation" mais dont "la voix a rarement manque à la droite à Strasbourg", et Oliver Besancenot, qui "a des mots justes pour s'opposer" mais n'offre "pas de débouchés".
 
La campagne européenne du PS démarrera le 24 avril avec un grand meeting à Lille.  D'ici là, le parti concentre ses attaques contre Nicolas Sarkozy: "les Français ont dit leurs angoisses, leurs difficultés, il n'y a eu aucune réponse. Ils ont crié un SOS et le Premier ministre a répondu 'RAS, vous pouvez circuler", a-t-elle lancé. Le PS va mener campagne contre le "symbole de l'entêtement" du gouvernement, qui est "le paquet fiscal", un "boulet fiscal", selon elle. Le PS a lancé une pétition pour son abrogation. Le parti conduit aussi une campagne pour la "défense des libertés" avec un rassemblement au Zénith dimanche.
 

(D'après agences)
 
 

le 21 mars 2009 à 17:33
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3 Commentaires

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  • Bernard, le 21/03/2009 à 21h05

    Toujours la même tactique chez les socialistes français : attaquer les personnes (Sarkozy, Barroso, ...) et pas les idées. Elles sont où les iproposiutions concrètes des socialistes français sur l'Europe ?

  • Jean MARIE, le 21/03/2009 à 20h44

    Triste aveu d'une impuissance à proposer quoi que ce soit. Un point c'est tout.

  • Michelle, le 21/03/2009 à 19h18

    Mme AUBRY parle de rénovation, c'est à mourir de rire car dans son discours cet après-midi tous les 3 mots elle glissait un "camarade" on se serait cru à un vieux congrès de Georges Marchais. Après un libéralisme dévoyé nous ne voulons malgré cela pas retourner au bolchévisme, que'elle en prenne note.

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