Peillon fait amende honorable... et l'éloge du Sud-Est

le 02 mars 2009 à 13h57 , mis à jour le 02 mars 2009 à 14h01

Le Sud-Est "est la seule région où je souhaitais aller", assure Vincent Peillon dans La Provence, après ses propos quelque peu polémiques du week-end.

Vincent PeillonVincent Peillon, le 6 décembre 2008 © TF1-LCI

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Peillon : "Contre mon plein gré"


Ses premières paroles avaient-elles dépassé sa pensée ? Toujours est-il que depuis dimanche, Vincent Peillon n'en finit pas de relativiser ses propos et de mettre de l'eau dans son vin. Alors qu'il a été élu député européen en 2004 dans le Nord-Ouest, il s'est retrouvé samedi dans la position de l'une des huit têtes de listes régionales proposées par la direction du PS au vote des militants... dans le Sud-Est. Dimanche, il a présenté comme "un crève-coeur" cette désignation. Avant de préciser ensuite en être "très honoré".

Aujourd'hui, il l'affirme haut et fort dans La Provence : "On m'avait proposé l'Est et le Centre, mais le Sud-Est est la seule région où je souhaitais et où j'ai accepté d'aller". Et il assure qu'il sera "dès demain dans le Sud-Est et jeudi à Marseille" où il compte faire "un grand meeting national".

La page du congrès de Reims est "tournée"

"Pendant quinze ans, j'ai travaillé dans le Nord-Ouest, où j'ai tissé des liens importants", dit-il au quotidien régional. Mais sa désignation, il l'a bel et bien acceptée... Alors, pourquoi ces premières marques d'amertume après sa désignation ? "J'ai utilisé le mot crève-coeur, oui, mais il y a une deuxième partie à cette phrase : j'avais envie de passer à autre chose".

Interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à dire "oui", ce proche de Ségolène Royal répond avoir trouvé dans le Sud-Est "des gens sincères" et se dit "très heureux de l'accueil et de la loyauté de personnes telles que Jean-Noël Guérini". Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône "a montré qu'il était aussi un grand dirigeant national", ajoute-t-il, soulignant faire "une totale confiance" à Patrick Mennucci qui sera son directeur de campagne.

Vincent Peillon, qui doit voir Ségolène Royal mardi matin, souligne enfin que ceux qui l'ont soutenue ne sont "pas enfermés dans un courant" et que la page du congrès de Reims est "tournée".

D'après agence

le 02 mars 2009 à 13:57
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7 Commentaires

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  • Anne, le 02/03/2009 à 17h52

    Pas de doute il est bien du Parti Socialiste, tous des tournes vestes. Socialistes de la base, n'en avez vous pas assez de ses guignols, faites comme moi rendez la carte, la cotisation ne sert qu'à engraisser tous ces rigolos du haut de la pyramide, et votre avis ne les intéresse pas du tout. Le bateau va continuer de sombrer, qu'il coule une bonne fois pour toute...........

  • GJM, le 02/03/2009 à 17h34

    Il me rappelle Giscard d'Estaing qui déclarait que puisqu'il n'était plus président de la république, il pouvait se présenter à la mairie de Clermont-Ferrand. Les Clermontois l'ont rejeté lors de l'élection, ils ne voulaient pas de cet illustre retraité à la mairie...Peillon devrait méditer cet exemple!

  • Leo ,sud est, le 02/03/2009 à 17h32

    Nous comptons bien participer au tricotage de sa "veste"et au pliage de son parachute .

  • Antoine, le 02/03/2009 à 17h19

    Quel guignol...! Nous l'attendons de pied ferme.

  • Nath73, le 02/03/2009 à 16h51

    L'élue locale que je suis est assez choquée du peu de cas que l"on fait des "liens importants" tissés pendant 15 ans ...A quoi bon se donner tant de mal si c'est pour tout lâcher ensuite ? Le soleil manque un peu au nord-ouest ? Ou la concurrence y est trop rude ? Ou M Peillon y a fait des bêtises et il est préférable de l'éloigner ? Ou on veut se débarrasser de lui là où l'on est plus assuré qu'il se fera rétamer ? Sa première réaction très fraîche montre bien qu'il n'y va pas de bon coeur.

  • Jean, le 02/03/2009 à 14h30

    Comme l'expression le dit : heureusement que le ridicule ne tue pas ! Sinon la crise cardiaque n'était pas loin . Venir se présenter dans le Sud-Est en commençant par annoncer qu'il est très déçu de devoir le faire et que ce n'était pas son choix , c'est une véritable insulte pour les électeurs .

  • Syndrael, le 02/03/2009 à 14h19

    Quel retournement de veste en si peu de temps.. Et dire qu'il y a des gens qui votent pour lui. Docile le chien chien..

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