Vincent Peillon, le 6 décembre 2008 © TF1-LCI 
Peillon : "Contre mon plein gré"
Ses premières paroles avaient-elles dépassé sa pensée ? Toujours est-il que depuis dimanche, Vincent Peillon n'en finit pas de relativiser ses propos et de mettre de l'eau dans son vin. Alors qu'il a été élu député européen en 2004 dans le Nord-Ouest, il s'est retrouvé samedi dans la position de l'une des huit têtes de listes régionales proposées par la direction du PS au vote des militants... dans le Sud-Est. Dimanche, il a présenté comme "un crève-coeur" cette désignation. Avant de préciser ensuite en être "très honoré".
Aujourd'hui, il l'affirme haut et fort dans La Provence : "On m'avait proposé l'Est et le Centre, mais le Sud-Est est la seule région où je souhaitais et où j'ai accepté d'aller". Et il assure qu'il sera "dès demain dans le Sud-Est et jeudi à Marseille" où il compte faire "un grand meeting national".
La page du congrès de Reims est "tournée"
"Pendant quinze ans, j'ai travaillé dans le Nord-Ouest, où j'ai tissé des liens importants", dit-il au quotidien régional. Mais sa désignation, il l'a bel et bien acceptée... Alors, pourquoi ces premières marques d'amertume après sa désignation ? "J'ai utilisé le mot crève-coeur, oui, mais il y a une deuxième partie à cette phrase : j'avais envie de passer à autre chose".
Interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à dire "oui", ce proche de Ségolène Royal répond avoir trouvé dans le Sud-Est "des gens sincères" et se dit "très heureux de l'accueil et de la loyauté de personnes telles que Jean-Noël Guérini". Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône "a montré qu'il était aussi un grand dirigeant national", ajoute-t-il, soulignant faire "une totale confiance" à Patrick Mennucci qui sera son directeur de campagne.
Vincent Peillon, qui doit voir Ségolène Royal mardi matin, souligne enfin que ceux qui l'ont soutenue ne sont "pas enfermés dans un courant" et que la page du congrès de Reims est "tournée".
D'après agence
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