Peillon parachuté "contre son plein gré"

le 01 mars 2009 à 12h27 , mis à jour le 01 mars 2009 à 15h39

Le lieutenant de Ségolène Royal, qui a du abandonner le Nord-Ouest pour les européennes, parle de "crève-coeur" après son parachutage dans le Sud-Est.

Vincent Peillon Vincent Peillon © LCI

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Peillon : "Contre mon plein gré"


Vincent Peillon est amer, et il l'a fait savoir clairement dimanche dans le Grand Rendez-Vous Europe 1-Le Parisien-Aujourd'hui en France. L'un des principaux lieutenants de Ségolène Royal souhaitait conduire la liste PS des européennes dans son fief, le Nord-Ouest, mais Martine Aubry, premier secrétaire du parti, en a décidé autrement. Le voici donc parachuté dans le Sud-Est pour défendre les couleurs de la rose le 7 juin prochain.  "Ce n'est pas un choix que j'ai fait. C'est un choix qui résulte des résultats du congrès (de Reims)", a-t-il expliqué. "Est-ce que je souhaitais être député européen dans la région Nord-Ouest? Bien entendu, c'est ma région", a-t-il poursuivi. "C'est un choix fait par Martine Aubry, elle l'assume. Mais c'est contre mon plein gré, c'est un crève coeur pour moi".

Le lieutenant de Ségolène Royal a ensuite un peu réctifié le tir en déclarant à l'AFP : "Si c'est difficile pour moi de quitter la Picardie, je suis très honoré de  pouvoir conduire la liste dans le Grand Sud-Est, et de l'accueil que m'ont  réservé les responsables". L'eurodéputé a souligné "la quasi unanimité des dirigeants de cette grande région" envers sa candidature, et s'est dit "totalement mobilisé pour conduire avec tous une grande campagne au service de l'Europe, de cette grande région et  en même temps de nos valeurs". Vincent Peillon a aussi promis de se rendre dans le Sud-Est "dès cette semaine" et de donner "un écho national" à sa campagne.

Vincent Peillon, une "personnalité forte"

Samedi, le maire de Lyon  royaliste Gérard Collomb avait fustigé une "parodie de démocratie" comme au "comité central du PC d'URSS", visant à la fois la direction du PS et Vincent Peillon. "On ne peut pas montrer autant de désinvolture en parachutant dans des régions des gens qui n'ont jamais eu aucun contact avec les  populations, qui ne connaissaient pas les problèmes, c'est totalement  inadmissible", avait déclaré le maire de Lyon. "Je regrette ces propos", a commenté dimanche Vincent Peillon, avant d'ajouter : "Il y a toujours des déceptions, il y en a ailleurs".

De son côté, Martine Aubry avait estimé samedi que le bras droit de Ségolène Royal était capable  "par ce qu'il représente, de réunir" tous les "'camarades" du Sud-Est. Elle avait comparé cette désignation à la "cerise sur le gâteau". Réagissant aux propos de l'intéressé dimanche, la première secrétaire a estimé que le Sud-Est avait "besoin d'une personnalité forte". "Il y a deux personnes qui changent de région sur 140 candidats, ce n'est  pas beaucoup", a-t-elle minimisé sur Canal +.

"L'Europe, la dernière roue du carrosse au PS"

L'UMP a ironisé dimanche sur "les petits arrangements d'appareil" au PS, au lendemain de l'annonce des listes régionales socialistes aux élections européennes du 7 juin. "L'Europe passe au second plan. Elle continue d'être la dernière roue du carrosse au PS, qui préfère en faire son nouveau terrain de prédilection pour la guerre des roses", a affirmé dans un communiqué le porte-parole Frédéric Lefebvre.

D'après agence

le 01 mars 2009 à 12:27
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