Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin, le 24 mars 2009 © TF1/LCIAprès le discours prononcé par Nicolas Sarkozy mardi soir à Saint-Quentin dans l'Aisne, politiques et syndicats n'ont pas tardé à réagir. Extraits.
POLITIQUES :
Parti socialiste : "Rien n'est prévu pour soutenir le pouvoir d'achat et la consommation (...). Dans les circonstances actuelles, la France a besoin de décisions précises et efficaces. Le gouvernement et Nicolas Sarkozy doivent sortir du discours, pour en venir enfin aux actes."
Martine Aubry, première secrétaire du PS : "Les Français attendaient des réponses, ils n'ont eu que des obstinations et des diversions. (...) Nous attendions au moins des décisions" sur "les hautes rémunérations, les bonus et les parachutes dorés. Il nous a dit 'ce sont des comportements qui ne sont pas responsables', avec l'indignation dont il sait parfois faire preuve (...). Ce n'est pas honnête et pas responsable, M. le président."
Jean-Luc Mélenchon, Parti de Gauche : "Muré dans ses certitudes libérales, Nicolas Sarkozy vient de tenir un discours de confrontation sociale et politique. En adepte de la théorie du choc, il compte profiter des circonstances de crise pour l'application d'une politique libérale qui a déjà conduit le monde au désastre."
Parti communiste : "Hautain, fier de lui, il n'a fait qu'aligner mensonges et épouvantails pour justifier une politique économique ultra-libérale et une politique sociale liberticide. Il n'y a qu'à comparer le petit tirage d'oreille dont ont écopé les voyous du grand patronat aux trois ans de prison qu'il promet aux jeunes pour leur simple appartenance supposée à une bande."
Arlette Laguiller et Nathalie Arthaud, Lutte ouvrière : "Sarkozy a prétendu marier ensemble les mots capitalisme et morale" et "a eu le culot d'affirmer que la crise nous rend libres". "Pour les travailleurs, la seule solidarité qui a un sens, c'est celle de tous les exploités dans la lutte pour ne pas supporter tout le poids de la crise."
Philippe de Villiers, MPF, et Frédéric Nihous, CPNT : Nicolas Sarkozy, "après un examen lucide et juste des problèmes économiques de la France et des préoccupations des Français, n'a pourtant pas osé pointé du doigt le vrai responsable de la situation actuelle de notre pays : la commission de Bruxelles".
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP : "Le sang-froid, la lucidité et la détermination caractérisent ce discours qui est de nature à donner confiance aux Français. A Toulon, le Président de la république a été le premier chef d'État à mesurer l'ampleur de la crise, à Saint-Quentin, il nous montre le chemin pour en sortir."
SYNDICATS :
Jean-Claude Mailly, Force Ouvrière : "Il n'y a aucun élément nouveau, aucune annonce et je le regrette parce qu'il y a nécessité notamment de soutenir la consommation et notamment à travers la question salariale."
Jacques Voisin, CFTC : "J'ai l'impression que Nicolas Sarkozy cherche à calmer le jeu et à valider sa politique. Il n'y a rien de bien nouveau. On n'a pas vu de vraies mesures pour protéger les salariés des licenciements de confort (...). Il manque des actes très concrets sur le logement, sur le pouvoir d'achat. Il n'a pas rassuré toutes les victimes de la crise."
Bernard van Craeynest, CFE-CGC : "Il y a des annonces qui vont dans le bon sens mais reste à en décliner les modalités pour concrétiser tout cela."
Pierre Khalfa, Solidaires : "J'ai vu que M. Sarkozy dénonçait les patrons qui avaient des rémunérations exorbitantes, les stock-options, etc. Le problème, c'est que, pour le moment, il n'a pris aucune mesure. Pour le moment, ce ne sont que des paroles."
Alain Olive, Unsa, syndicats autonomes : "Il ouvre de nouveaux espaces à la négociation sur les questions de restructuration industrielle et sur le fait qu'il y a un engagement qui est pris : aucun salarié qui serait frappé par ces restructurations ne serait abandonné. Ça c'est très fort."
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