© Reuters/G.FuentesNicolas Sarkozy a confié mercredi qu'il se faisait "taper dessus" mais qu'il avait "la banane", selon des participants à la réception des députés UMP à l'Elysée. "C'est dur pour moi aussi mais en même temps, je rêvais d'être président de la République et je le suis, donc ça va...", a-t-il déclaré, selon ces sources.
"Je comprends que c'est très dur pour vous, mais la crise nous rend notre liberté car on ne réfléchissait plus avant. La crise nous donne la possibilité de renouveler notre corpus idéologique", a ajouté le chef de l'Etat, selon ces témoins."La période est formidable pour nous parce qu'on se tourne vers nous, les politiques. C'est nous qui conduisons le bateau, on n'a pas le droit d'avoir peur. Les gens nous seront reconnaissants de tenir le cap. On a besoin de vous et ça paiera", sous-entendu en 2012, a-t-il poursuivi.
"On a changé les rapports sociaux en France"
Le président s'est réjoui que "quand il y a une grève comme celle du 19 mars, le pays n'est plus paralysé". Il a salué, selon des participants, la réussite du service minimum en soulignant que désormais, "les métros roulent et les transports fonctionnent" quand il y a grève. "On a réussi à changer les rapports sociaux en France", s'est félicité le chef de l'Etat. Des propos rappelant beaucoup ceux qu'il avait tenus en juillet dernier, lorsque le chef de l'Etat avait provoqué la colère des syndicats en déclarant que "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit".
Autre petite phrase rapportée par des témoins : "Je pense qu'on perd quand on est faible. En 1995, les électeurs nous ont lâchés" après "l'échec du gouvernement Juppé sur l'assurance maladie. Cette fois-ci, avec François Fillon, on a voulu rétablir l'image de la France. Elle avait trois handicaps : les 35 heures, les grèves et la fiscalité".
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