Sarkozy explique le retour de la France

le 11 mars 2009 à 07h23 , mis à jour le 11 mars 2009 à 12h26

Le président Nicolas Sarkozy a convié mercredi le gotha politico-militaire pour annoncer le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan.

[Expiré] [Expiré] sarkozy défilé 14 juillet © AFP/P.Kovarik

>>> A suivre en direct sur LCI.fr, l'intégralité du discours de Nicolas Sarkozy à partir de 17 heures. 

Le président Nicolas Sarkozy a convié mercredi le gotha politico-militaire pour annoncer officiellement et expliquer le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, 43 ans après que de Gaulle l'eut quitté avec fracas.
 
Son discours, très attendu, refermera un colloque de la Fondation sur la recherche stratégique (FRS) à l'Ecole militaire, opportunément intitulé "la France, la défense européenne et l'Otan au XXIe siècle". S'il n'y a plus de suspens sur le principe même de ce retour -François Fillon a engagé la responsabilité du gouvernement-, le chef de l'Etat devrait en préciser les contours et la philosophie. Deux marches resteront à gravir ensuite: le vote du Parlement appelé à se prononcer mardi prochain sur la politique étrangère de la France et, subsidiairement, la question de l'Otan et le sommet du 60e anniversaire de l'alliance, organisé les 3 et 4 avril de part et d'autre du Rhin, à Strasbourg et Kehl (Allemagne). Avant le discours de clôture du chef de l'Etat, deux ministres, Hervé Morin (Défense) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères), l'actuel secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer et son prédécesseur, Javier Solana, numéro un de la diplomatie européenne, se seront exprimés.

"Atlantisme"
 
Membre fondateur de l'Otan en 1949, la France ne l'a jamais quittée et en est aujourd'hui le quatrième contributeur budgétaire et le cinquième en troupes. Depuis 1995, des milliers de soldats français ont été engagés dans les trois grandes opérations menées par l'organisation transatlantique, en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan. En 1966 cependant, le général de Gaulle avait claqué avec fracas la porte de son commandement intégré, au nom de la souveraineté d'une France qui développait alors son programme nucléaire. Quatre décennies plus tard, le renoncement à cette voie singulière par un président souvent taxé "d'atlantisme" fait encore grincer des dents. Certains, dans la majorité y voient un bradage de l'héritage gaulliste tandis que l'opposition dénonce une initiative susceptible de ruiner l'image d'indépendance de la France. Les Français, quant à eux, semblent majoritairement favorables à l'initiative du président Sarkozy, à 58%, selon l'Ifop, et à 52%, selon LH2.

(D'après agence)

le 11 mars 2009 à 07:23
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3 Commentaires

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  • Casar, le 11/03/2009 à 08h57

    Les guerres ont des avantages : ça créé du boulot et ça fait marcher le commerce, que demander de plus en période de crise ? On prône la paix par la force, curieux comme méthode quand même...

  • Noémie, le 11/03/2009 à 08h45

    Je ne vois surtout pas à quoi ça sert : on travaille au sein de l'OTAN depuis sa création, on n'a pas besoin d'être dans le commandement intégré. Que cherche donc Sarkosy à part faire parler de lui, entrer dans l'histoire et chercher à amadouer les autre pays membres ?

  • Sylvain, le 11/03/2009 à 07h56

    Décidément ce Président veut en finir avec la France !

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