Ségolène Royal, le 25 novembre 2008 © TF1/LCIUne assignation en référé a été déposée lundi au tribunal de grande instance de Nanterre, par Ségolène Royal contre Paris Match, sur le fondement de l'atteinte à la vie privée. L'ex-candidate à la présidentielle s'était émue jeudi de la publication par le magazine de photos la montrant au bras d'un homme.
Les photos ont été prises en Espagne. L'homme qui y figure auprès de Ségolène Royal est présenté par Match comme un éditeur de jeux de société, inconnu du public et étranger au monde politique. Outre la une, plusieurs clichés sont publiés en pages intérieures, dans le cadre d'un long reportage évoquant aussi la présence en Guadeloupe de la présidente de Poitou-Charente.
"Ce n'est pas la première fois"
"Ce sont des photos volées, une fois de plus. Ce serait pas dommage si on me laissait un peu tranquille", avait déclaré Ségolène Royal lors d'un point de presse consacré à son plan énergie solaire régional. "Ce n'est pas la première fois que Match a volé des photos, je les avais mis en garde mais je n'avais pas porté plainte, avait-t-elle poursuivi. Comme ça recommence, je pense que je vais faire appliquer la loi". Tout en notant : "Cela arrive en plus à un moment où il y a eu des événements graves en Guadeloupe et ça fait un peu télescopage".
Paris Match avait appelé en réponse à "arrêter l'hypocrisie". "Pourquoi les photographes bienvenus pour couvrir la présence de Ségolène Royal à Pointe-à-Pitre ne le seraient pas dans les rues de la station balnéaire espagnole ?", s'était interrogé l'hebdomadaire dans une "mise au point de la rédaction" publiée sur son site internet. "En apparaissant au bras d'un compagnon dans les rues de la station balnéaire de Marbella pendant les vacances scolaires, (Ségolène Royal) donne le signe qu'elle n'est plus seule et qu'elle est prête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie", estime Paris Match.
D'après agence
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