Bruno Julliard en mars 2007 à Lille © AbacapressIl ne doit sa nomination à la direction du PS qu'à Martine Aubry, ce qui confère à Bruno Julliard une certaine liberté de ton. Et il compte bien l'utiliser pour bousculer les habitudes. Dans le document qu'il s'apprête à présenter à la presse mardi, avec Benoît Hamon, il dresse un état des lieux très sévère de la politique de la droite. En ligne de mire, "une idéologie libérale de promotion de l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt général".
Mais lorsqu'il explique à bâtons rompus le sens qu'il veut donner au projet éducatif du PS, il précise bien que son souhait n'est pas un retour au statu-quo du passé. Le discours perpétuel et corporatiste sur le manque de moyens ne permet pas de bâtir un véritable projet de gauche, selon lui, et les réformes sont nécessaires.
Bruno Julliard considère par exemple que la gauche a eu tort dans le passé de défendre coûte que coûte le sacro-saint principe du collège unique. Voilà donc une parole plutôt libre qui lui promet de beaux débats avec certains syndicats de profs ou d'étudiants...avec qui le PS doit pourtant recoller les morceaux. La tâche est rude mais à 28 ans, le jeune homme en a sous le pied. Même s'il regrette de temps à autre que la machine Solférino soit plus longue à remettre en marche que prévu...
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