Bruno Julliard et le droit d'inventaire

le 06 avril 2009 à 21h08 , mis à jour le 09 avril 2009 à 17h29

Il rend public mardi un texte, "L'Ecole en danger". Le secrétaire national à l'Education se montre très critique envers la droite mais également, en privé, pas tendre avec son camp.

Bruno Julliard PS Education Unef PécresseBruno Julliard en mars 2007 à Lille © Abacapress

Il ne doit sa nomination à la direction du PS qu'à Martine Aubry, ce qui confère à Bruno Julliard une certaine liberté de ton. Et il compte bien l'utiliser pour bousculer les habitudes. Dans le document qu'il s'apprête à présenter à la presse mardi, avec Benoît Hamon, il dresse un état des lieux très sévère de la politique de la droite. En ligne de mire, "une idéologie libérale de promotion de l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt général". 
 
Mais lorsqu'il explique à bâtons rompus le sens qu'il veut donner au projet éducatif du PS, il précise bien que son souhait n'est pas un retour au statu-quo du passé. Le discours perpétuel et corporatiste sur le manque de moyens ne permet pas de bâtir un véritable projet de gauche, selon lui, et les réformes sont nécessaires.

Bruno Julliard considère par exemple que la gauche a eu tort dans le passé de défendre coûte que coûte le sacro-saint principe du collège unique. Voilà donc une parole plutôt libre qui lui promet de beaux débats avec certains syndicats de profs ou d'étudiants...avec qui le PS doit pourtant recoller les morceaux. La tâche est rude mais à 28 ans, le jeune homme en a sous le pied. Même s'il regrette de temps à autre que la machine Solférino soit plus longue à remettre en marche que prévu...



 

le 06 avril 2009 à 21:08
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7 Commentaires

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  • GREVE, le 07/04/2009 à 12h08

    Ce serait plutôt bruno juliard et le droit de se taire.

  • Belasco, le 07/04/2009 à 11h42

    " En ligne de mire, "une idéologie libérale de promotion de l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt général". " Forcément: l'idéologie socialiste nie l'individu au profit d'un collectif informe et impersonnel où chacun se perd dans la masse et est amené à renier sa propre identité et ses qualités propres ! Fort heureusement, le socialisme est un courant de pensée pathétiquement dépassée qui a montré ses limites et est en train de péricliter !

  • Jpgmi7, le 07/04/2009 à 10h02

    Comme d'habitude, M Julliard ne joue que la provoc. En privé et en ne demandant de ne pas le répéter, il reconnait que les réformes sont nécessaires, mais en public il agite en tous sens et surtout pousse les jeunes à la révolte, comme il le faisait précédement. Les lycéens, les universitaires sont sacrifiés à l'idéologie de gauche. Tant pis s'ils ratent leurs études, pourvu qu'ils fassent de l'ombre à la droite, M Julliard est à l'abri de Martine et Bertrand....

  • Florent, le 07/04/2009 à 09h38

    Et lui quand il organisait ses grèves à deux balles, c'était dans l'intérêt général ou son intérêt personnel pour gravir les échelons politique ? Non mais faut le féliciter quand même... bel exemple d'un ambitieux que ce monsieur.

  • Michel, le 07/04/2009 à 09h02

    Bon courage Martine, les jeunes loups ont les dents bien acérées.

  • Michel, le 07/04/2009 à 08h59

    De toutes les façons, même si c'était l'inverse, le français est contre tout en disant toujours non; pour tout et n'importe quoi. Conclusion, c'est le blocage: inintéressant.

  • Gerard L, le 06/04/2009 à 22h05

    J'espère qu'un jour Monsieur Bruno JULLIARD sera Ministre de l'éducation nationale pour qu'il se rende compte que le fossé est immense entre inventorier et réformer (réformes et non réformettes).Tout les ministres de droite ont échoué et ceux de gauche sont restés au garde-à-vous devant les syndicats corporatistes que sont, UNSA, FSU et autres.

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