L'Assemblée nationale. Image d'archive. © TF1-LCINouvelle pomme de discorde en vue entre majorité et opposition ? Le projet de découpage électoral du gouvernement entraînerait la suppression de 33 circonscriptions, dont 18 actuellement détenues par la gauche et 15 par la majorité UMP-NC, a annoncé samedi le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alain Marleix.
Parmi les circonscriptions détenues par la gauche, 16 le sont par un socialiste, une par un Verts, et une par un apparenté PCF. En métropole, elles sont situées dans l'Allier, la Charente, la Creuse, l'Indre, la Moselle, la Nièvre, le Nord et le Pas-de-Calais (deux circonscriptions dans chacun de ces départements), le Puy-de-Dôme, les Hautes-Pyrénées, la Saône-et-Loire, deux à Paris (un socialiste et un apparenté PCF), les Deux-Sèvres et la Haute-Vienne. La droite verra des circonscriptions en moins notamment en Corrèze, en Creuse, en Lozère, dans la Manche, la Marne, en Meurthe-et-Moselle, dans le Nord, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, à Paris, en Seine-Maritime, dans le Tarn et le Val-de-Marne. Ces informations sont à prendre avec prudence, a prévenu M. Marleix, en soulignant que le travail n'était "pas terminé".
Ayrault et Moscovici à l'offensive
La commission de contrôle des opérations de découpage sera mise en place le 21 avril par le Premier ministre François Fillon. Les projets d'ordonnance ne lui seront communiqués qu'ensuite. La commission aura deux mois pour rendre ses avis. Le Parlement devra se prononcer définitivement avant le 8 janvier 2010. Alain Marleix a fait valoir que ce n'était "pas le gouvernement qui désirait supprimer ces circonscriptions", mais "la loi en fonction des résultats des recensements de la population". Relevant que le projet de redécoupage était le résultat de plusieurs centaines d'heures de travail avec les députés de la majorité et de l'opposition et que la procédure continuait, le secrétaire d'Etat a ajouté qu'il ne voyait pas "comment de manière objective et sérieuse le PS (pouvait) tirer des conclusions de ces consultations".
A gauche, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, avait cependant tiré dès mercredi la sonnette d'alarme sur cette question du découpage électoral, en interpellant le secrétaire d'Etat lors de la séance des questions au gouvernement. Et dimanche, sur Europe 1, c'est le député PS du Doubs Pierre Moscovici qui a accusé l'UMP de vouloir "sanctuariser" des circonscriptions. L'ancien ministre a également accusé le gouvernement d'avoir procédé à un "tripatouillage".
(écoutez sa déclaration en cliquant ici).
(D'après agence)
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