François Fillon en meeting à Rueil-Malmaison, fin avril 2009Le Premier ministre a dénoncé mardi le "vide sidéral" des propositions du PS sur l'Europe, attaquant à la fois sa première secrétaire, Martine Aubry, et son ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal. S'exprimant lors d'un meeting de lancement de la campagne des européennes de l'UMP, François Fillon a estimé que "la difficulté pour les socialistes français, c'est qu'ils sont les seuls à vouloir de cette Europe socialiste". "Aucun des partenaires du Parti socialiste en Europe ne souscrit à cette vision. Vous n'en trouverez pas un pour célébrer les 35 heures ou pour célébrer la sur-administration de l'économie, ou pour célébrer l'augmentaion sans limite des dépense publiques", a-t-il insisté.
"Le président de la République française a plus de points communs avec le Premier ministre espagnol que Mme Royal n'en a avec José Luis Zapatero", a-t-il poursuivi. "Il a dû sourire, le Premier ministre espagnol, en prenant connaissance des pardons de la présidente de la région Poitou-Chartente au nom de la France. Et elle n'a pas dû sourire, la présidente de Poitou-Charente en regardant à la télévision aujourd'hui Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero qui, comme c'est le cas depuis trois ans, travaillent main dans la main", a-t-il poursuivi. A propos de Martine Aubry, François Fillon a estimé que son unique mot d'ordre lors de ces européennes était de "sanctionner" le gouvernement. "J'invite les Français à ignorer ce flot de critiques qui masque en réalité le vide sidéral des propositions du PS sur l'Europe", a-t-il lancé sous les applaudissements.
"On ne va pas s'excuser d'être derrière Nicolas Sarkozy"
Auparavant, Xavier Bertrand, dont le scrutin du 7 juin sera le premier test électoral en tant que chef de l'UMP, a demandé aux militants de faire campagne sur le nom du chef de l'Etat, promettant de parler de tous "les sujets", européens et nationaux, pour défendre son action. Dans cette campagne, "est-ce qu'on va parler d'Europe ? La réponse est oui ! Est-ce qu'on ne va parler que d'Europe ? La réponse est non !", a-t-il lancé aux quelque 1.500 militants réunis dans le Stadium de Reuil-Malmaison. Si les socialistes veulent "nationaliser ces élections, je leur dis chiche !" "Ca ne me dérange et ça nous arrange !", a-t-il ajouté.
Le numéro un du parti présidentiel s'est dit "prêt à rappeler les engagements pris" par le candidat Sarkozy en 2007 et "tenus" après deux ans de présidence en 2008, citant notamment le service minimum, les peines-plancher pour les récidivistes ou la suppression des "35 heures obligatoires""Le volontarisme politique, ça marche et ça compte", a-t-il ajouté avant de défendre l'action de Nicolas Sarkozy, cette fois à la présidence de l'Union européenne. Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France, a pris la parole pour ajouter : "On va pas s'excuser d'être derrière Nicolas Sarkozy", "On ne va pas non plus s'excuser d'être à la fois patriote et européen", a-t-il ajouté.
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