L'hôtel Matignon © TF1-LCICertains annonçaient l'arrivée en juin de "poids lourds" dans un gouvernement remanié, comme Philippe Séguin ou Alain Juppé. Pour le second, l'affaire est entendue. Pour "couper court aux rumeurs", Alain Juppé annonce mercredi sur son blog qu'il ne prépare pas son retour au gouvernement, incompatible selon lui avec sa fonction de maire de Bordeaux. A l'occasion de la récente promotion de son livre "Je ne mangerai plus de cerises en hiver", l'ancien Premier ministre s'est déclaré "disponible pour servir", laissant entrevoir un possible retour au gouvernement qu'il avait quitté au lendemain de son échec aux élections législatives du primtemps 2007. Il a aussi dit qu'il ne passait pas "une petite annonce de recherche d'emploi". Sur son blog, il ferme toutefois cette porte. "Je lis pourtant, ici ou là, que je préparerais mon retour au gouvernement. Alors, soyons clair : ce n'est pas mon intention", assure le maire de Bordeaux.
Incompatibilité entre cette fonction et un poste ministériel
"Je me suis engagé, vis-à-vis des Bordelais, à exercer pleinement la fonction de maire qu'ils m'ont confiée. Or, il y a, à mes yeux, incompatibilité entre cette fonction et un poste ministériel. On ne peut pas tout faire à la fois", assure-t-il. Son retour au gouvernement a été évoqué en coulisses dans la perspective du remaniement lié aux élections européennes du 7 juin qui signera le départ des ministres de la Justice et de l'Agriculture Rachida Dati et Michel Barnier (Agriculture), tous deux candidats à ce scrutin en Ile-de-France.
S'il se dit "plus que jamais passionné par les grands enjeux nationaux et internationaux", l'ancien Premier ministre ajoute "qu'il y a bien des façons de servir ses concitoyens et son pays". "En premier lieu, par la parole, qui est souvent une arme en politique. Quand j'en sens le besoin, j'exprime et continuerai à exprimer mon point de vue, en espérant qu'il peut contribuer au débat public", explique-t-il. Aux yeux du maire UMP de Bordeaux, tout gouvernement qui, "par la force des choses, a peu ou prou le nez dans le guidon (a) besoin d'être accompagné dans la préparation de l'avenir". S'il souligne que "ce devrait être le rôle des partis politiques", le fondateur de l'UMP estime que "c'est aussi celui des clubs ou cercles de réflexion dont la liberté d'esprit peut être plus grande". C'est dans cet esprit qu'il dit compter "réactiver dans les mois qui viennent (son) cercle de travail" en particulier sur les thèmes de l'Europe et de la crise.
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