© TF1A la veille de sa visite officielle en Espagne, le chef de l'Etat revient sur la polémique qui a agité les deux pays ces derniers jours. Dans une interview accordée au quotidien espagnol El Pais, dont l'Elysée a diffusé le texte original en français, Nicolas Sarkozy est interrogé sur des propos désobligeants qu'il aurait tenus à l'égard de José Luis Zapatero, lors d'une réunion à l'Elysée avec des parlementaires français de droite et de gauche.
"Ne comptez pas sur moi pour commenter ces rumeurs absurdes, qui ont de surcroît été démenties par les participants à cette réunion, y compris ceux issus de l'opposition", affirme Nicolas Sarkozy. Selon lui, "qu'il se trouve, en France, des personnes pour tenter d'instrumentaliser de tels mensonges" ne le "surprend pas", même si cela le "laisse songeur quant à l'idée qu'ils se font de la responsabilité en politique". "Avec José Luis, nous avons l'un pour l'autre une grande estime, une affection sincère et, je crois pouvoir le dire, une réelle amitié", a-t-il assuré.
La presse espagnole avait dénoncé ces propos - alors démentis par l'Elysée - et l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, avait écrit le 18 avril une lettre d'"excuses" à José Luis Zapatero. "Bien que nous n'appartenions pas à la même famille politique (Zapatero est issu du Parti socialiste ouvrier espagnol), nous avons toujours su travailler ensemble. Nous partageons une même volonté d'approfondir encore l'amitié entre nos deux pays et de la mettre au service des grands défis de notre époque", a ajouté le président français. A ses yeux, José Luis Zapatero est "un homme de talent, un homme de conviction, un grand d'Europe".
Royal a eu tort de s'excuser pour 68% des Français |
Une large majorité de Français, 68%, considèrent que Ségolène Royal "a eu tort" de présenter ses "excuses" à José Luis Zapatero, selon un sondage CSA paru dimanche dans Le Parisien. 22% des personnes interrogées estiment que l'ex candidate PS à la présidentielle a "eu raison" de le faire. S'agissant du "pardon" de Ségolène Royal aux Africains pour les déclarations en juillet 2007 au Sénégal du chef de l'Etat, selon lesquelles "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire", 46% estiment qu'elle "a eu tort", et 40% pensent le contraire. (Ce sondage a été réalisé par téléphone des 22 et 23 avril 2009 auprès d'un échantillon représentatif de 1009 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas). |
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