Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy © TF1/LCIJeudi soir, Nicolas Sarkozy avait estimé que l'on pouvait envisager "une reprise dans le courant de l'année 2010" lors de sa conférence de presse finale à l'issue du sommet du G20. Vendredi matin, Henri Guaino, son conseiller spécial, a fait preuve, comme souvent de plus de scepticisme et de pessimisme. "Il n'y a pas de certitude. Il faut faire tous les efforts possibles pour que la croissance revienne le plus tôt possible mais il faut se garder de prévisions", a déclaré Henri Guaino sur RTL. "Personne ne sait aujourd'hui quand la reprise va venir." La crise financière internationale a souvent été qualifiée de crise la plus grave depuis les années 1930 et Henri Guaino s'en est lui aussi remis à cette période pour prêcher la prudence. "Ça me rappelle le président américain (Edgar) Hoover en 1930. Il disait 'la reprise est au coin de la rue', on a attendu dix ans et on a eu une guerre mondiale", a dit la "plume" de Nicolas Sarkozy.
Il a en outre répété que le gouvernement pourrait adopter de nouvelles mesures de relance de l'économie si cela s'avérait nécessaire, mais jugé que cela n'était pas le cas aujourd'hui. "On ne peut pas faire un plan de relance toutes les semaines (...) Il faut garder son sang-froid et le faire quand c'est utile", a-t-il lancé, défendant le choix de ne pas fonder massivement la relance sur la consommation pour ne pas aggraver le déficit public. Interrogé sur les conséquences de la crise, il a prévenu qu'il faudrait à un moment "payer les factures" et a suggéré de "répartir les sacrifices de la façon la plus juste". "Je pense que la pire des choses serait de faire payer les contribuables parce que ça nous enfoncerait dans la crise, ça casserait la reprise si on le faisait au moment de la sortie de crise", a-t-il expliqué.
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