Yvon Bourges décoré par Jacques Chirac © TF1/LCIMembre de presque tous les gouvernements entre 1965 et 1980, et notamment pendant 5 ans ministre de la Défense, Yvon Bourges est mort samedi à 87 ans, à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce. Outre ses responsabilités nationales, il avait présidé le Conseil régional de Bretagne durant douze ans et siégé 18 ans au palais du Luxembourg.
Né le 29 juin 1921 à Pau, Yvon Bourges, fils de colonel, était entré dans l'administration de la France d'Outre-mer en 1948. Il avait entamé sa carrière politique comme député-maire de Dinard en 1962, sous l'étiquette UNR. En 1965, Yvon Bourges entrait pour la première fois au gouvernement, comme secrétaire d'Etat chargé de la Recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales. Chargé de l'Information (1966), puis de la Coopération (1967), et enfin ministre du Commerce et de l'Artisanat (1972-73), il avait été nommé à la Défense en 1975 dans le gouvernement de Jacques Chirac et avait conservé ce poste jusqu'en septembre 1980, date à laquelle il avait été élu au Sénat.
Elu président du conseil régional de Bretagne en 1986, Yvon Bourges ne se représentait ni aux élections régionales, ni aux sénatoriales de 1998. Père de 5 enfants, il était chevalier de la Légion d'honneur.
"Un Européen déterminé"
"Avec sa disparition, la France perd un grand et discret serviteur de l'Etat, un européen déterminé et un homme politique de convictions", a souligné Hervé Morin, un des successeurs du disparu à l'Hôtel de Brienne. "Il a laissé la marque de sa volonté exigeante de maintenir la France au rang des grandes puissances militaires. Cette détermination à moderniser nos armées, et en particulier ses équipements, il a su la traduire concrètement en adoptant le Famas dès 1975 ou en prenant la décision du programme Rafale en 1978".
"Avec lui s'éteint une grande figure du gaullisme et un éminent serviteur de l'Etat", a écrit Nicolas Sarkozy dans un communiqué d'hommage. François Fillon a également salué en Yvon Bourges un "gaulliste convaincu" qui "n'a eu de cesse dans ses fonctions de mettre son engagement et sa détermination au service de notre pays". Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a salué la mémoire d'un "homme de conviction" dont la "fidélité aux idées gaullistes ne s'est jamais démentie". Pour sa part, l'UMP a également rendu hommage à un "ardent patriote qui a contribué à la modernisation de notre outil de défense et à son ouverture vers l'Europe".
D'après agence
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