Ségolène Royal lors d'un point presse le 26 février 2009 © TF1/LCISégolène Royal ne perd rien en combativité. Selon l'ex-candidate à la présidentielle, si elle avait été élue, Arcelor-Mittal à Gandrange, Caterpillar et Heuliez seraient "sauvées", estimant qu'il faut "réussir la mutation économique de l'industrie dans la croissance verte. Alors que Nicolas Sarkozy a assuré qu'il allait "sauver le site" de Caterpillar, l'ex-candidate à la présidentielle a déclaré à l'AFP: "il avait dit la même chose sur Gandrange: le four de Gandrange a fermé hier. Il avait dit +je vais sauver Heuliez: il y a eu des réunions hier (mardi) où la bureaucratie d'Etat n'a toujours pas débloqué suffisamment d'argent pour développer le véhicule électrique".
"Avec moi, ces entreprises seraient sauvées", assure Mme Royal. "Gandrange existerait encore parce que des projets de mutation industrielle du futur existaient dans l'entreprise et n'ont pas été écoutés". Heuliez (Deux-Sèvres) pourrait, selon la présidente de Poitou-Charentes, "être leader mondial du véhicule électrique". Son "carnet de commande est plein" et les villes de la région "ont commandé 600 voitures".
Ségolène Royal demande que "toutes les administrations publiques commandent des voitures électriques françaises. On a montré l'exemple dans la région, il devrait y avoir un sursaut national des citoyens et des entreprises". Caterpillar "intervient dans le bâtiment et les travaux publics. Quand Nicolas Sarkozy dit que les commandes ont baissé de 80%, ce n'est pas une fatalité", poursuit Mme Royal. "Au moment où on relance les grands travaux dans le cadre de la lutte contre la crise économique, il y a des grands travaux considérables à lancer sur les transports publics, les bâtiments publics sur les énergies renouvelables". "Ce qui est en jeu aujourd'hui est de réussir la mutation économique de l'industrie dans la croissance , verte", explique-t-elle.
Pour Chatel, les promesses de Sarkozy tenues
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a lui affirmé que les engagements pris par Nicolas Sarkozy pour l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), qui a définitivement fermé mardi, ont été "tenus", ce que les syndicats contestent. "A Gandrange, les engagements pris par le président de la République ont été tenus", a déclaré M. Chatel lors du compte-rendu du Conseil des ministres. "Il n'y pas de licenciements. Les salariés se voient proposer des solutions alternatives au sein du groupe ArcelorMittal", a-t-il affirmé.
Par ailleurs, deux conventions ont été signées marquant selon M. Chatel "l'engagement du patron d'ArcelorMittal" Lakshmi Mittal. L'une porte sur "la pérennisation de l'activité sidérurgique en Lorraine" avec "des investissements" du groupe industriel et "l'expérimentation d'un site de captage de CO2". Une autre convention de "revitalisation des territoires" prévoit "des fonds importants pour compenser la disparition d'une partie de l'activité", a ajouté M. Chatel.
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