Image d'archives © ABACAElle prévient : dorénavant, elle interviendra dès que le président manquera "à cette éthique du respect". Face à la polémique créée par les excuses qu'elle a présentée à José Luis Zapatero pour des propos prêtés au président de la République, Ségolène Royal persiste, signe et avertit. Doublement, pour être bien entendue. Sur France 2 et dans Le Parisien. Dans ces deux interviews, elle explique qu'elle a présenté de telles "excuses" au leader espagnol parce qu'elle voulait "mettre un coup d'arrêt aux dérapages verbaux permanents" de Nicolas Sarkozy "à l'égard des personnalités étrangères- Barack Obama et Angela Merkel sont également ciblés par Nicolas Sarkozy-, mais aussi à l'égard des Français".
Estimant que Nicolas Sarkozy est un "récidiviste dans toutes les formes d'agressivité verbale, de dénigrement", elle rappelle notamment le "Salon de l'agriculture" en 2008 où le président avait pris à parti un visiteur ou lorsqu'"il s'en prend à Barack Obama, à Angela Merkel, à d'autres dirigeants du monde". "Chaque fois qu'il y aura un manquement à cette éthique du respect, je prendrai la parole pour défendre les valeurs auxquelles je crois", promet-elle. "C'est la même arrogance, la même impolitesse. Il faut que cela s'arrête. Le jour où Nicolas Sarkozy changera de mode d'expression, apprendra à respecter les autres, je n'aurai plus l'occasion de m'excuser, de demander pardon", précise la présidente PS de la région de Poitou-Charentes. "Tant qu'il continuera, je continuerai à défendre la République du respect !".
"Naturel" d'écrire à son "ami" Zapatero
Pour elle, "Nicolas Sarkozy, qui reçoit les journaux étrangers j'imagine, aurait dû dire tout de suite que si ces propos avaient été mal interprétés, il s'en excusait". Elle souligne qu'elle a écrit au chef du gouvernement espagnol pour s'excuser de propos attribués à Nicolas Sarkozy parce que c'était "naturel" pour elle, et que José Luis Zapatero est "un ami".
Faisant allusion au porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre qui lui avait conseillé une "aide psychologique", Ségolène Royal s'insurge : "Mais dans quels régimes dit-on d'une opposante qu'elle est folle, pour la faire taire quand elle dérange ? Dans un régime démocratique ?" "Que se passerait-il si un jeune s'adressait à un policier dans les mêmes termes que M. Lefebvre ? Il serait puni pour injure publique", lance-t-elle. "Est-ce qu'un responsable politique peut se comporter comme un voyou ?", accuse Mme Royal.
Par ailleurs, sur sa participation à un meeting PS dans la campagne des Européennes elle affirme : "Si Martine Aubry souhaite me donner une responsabilité, je l'accepterais bien volontiers, car j'ai toujours été au service de ma famille politique". Ségolène Royal dénonce enfin "une exploitation" par l'UMP "d'une maladresse administrative" après sa condamnation définitive pour non versement de salaires à deux ex-collaboratrices (lire notre article).
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