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L'UMP ne décolère pas après les excuses présentées samedi par Ségolène Royal à José Luis Zapatero pour des propos attribués à Nicolas Sarkozy par le quotidien Libération et démentis par l'Elysée, selon lesquels le chef de l'Etat aurait estimé que le chef du gouvernement espagnol n'était "peut-être pas intelligent". Du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, s'interrogeant sur la santé mentale de la présidente de la région Poitou-Charentes, au secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, l'accusant de "déshonorer la France", la droite n'a pas de mots assez durs contre l'ex-candidate socialiste. "Après la bravitude, elle invente la ridiculitude", a raillé Yves Jégo, tandis que Xavier Bertrand, le patron de l'UMP, l'accuse d'être une "spécialiste de la manipulation", qui exploite des propos "qui n'ont même pas été tenus". Pour le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, Ségolène Royal reste dans la même démarche : "Essayer de faire parler d'elle et pour ce faire ne pas craindre de ridiculiser notre pays". "Ségolène Royal a besoin d'une aide psychologique", a-t-il déclaré samedi sur LCI.
Du côté du Parti socialiste, on reste discret sur le sujet. Le porte-parole du parti, Benoît Hamon, a dénoncé dimanche ¨les commentaires machistes" et "extrêmement désobligeants" de l'UMP envers Ségolène Royal. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle "a exprimé une solidarité à l'égard de M. Zapatero pour l'essentiel quand elle souligne l'attitude curieuse du président de la République, cette façon de toujours tirer la couverture à lui, cette façon de parler de manière désobligeante des autres dirigeants internationaux. De ce point de vue-là, elle est en phase, en résonance, avec tout ce que l'on peut lire dans la presse internationale", a déclaré l'eurodéputé.
"Ce n'est pas l'humour qui la caractérise"
Plus inattendue sans doute, la réaction de Vincent Peillon, qui avait soutenu Ségolène Royal lors du Congrès de Reims. Sur Europe 1, l'eurodéputé socialiste a jugé "attérant" de devoir commenter d'un côté "les indignités" de Nicolas Sarkozy et de l'autre "une réaction qui semble à peu près du même niveau". "Ségolène Royal aurait pu s'épargner cette missive qui ne lui apportera pas grand chose", a-t-il estimé. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, a estimé pour sa part qu'il n'était peut-être pas judicieux de commenter des propos prêtés à Nicolas Sarkozy, contrairement à ceux de Dakar, qui étaient publics. Il n'en a pas moins souligné sur i-Télé la "brutalité et le sexisme insupportable" du porte-parole de l'UMP.
Dimanche, sur Canal +, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a de son côté expliqué ce que le président de la République avait voulu dire au sujet de Jose Luis Zapatero, lors d'un déjeuner privé avec des parlementaires à l'Elysée. "Oui, c'est comme ça qu'il parle, en effet, il est vivant, il est jeune et vivant, ça fait une différence", a déclaré Bernard Kouchner. "Qu'a-t-il voulu dire ? Il a dit 'M. Zapatero vient de supprimer la publicité à la télévision, il n'est peut-être pas intelligent - il parlait de lui en réalité -, mais il l'a fait aussi", a précisé le chef de la diplomatie française. "C'est une façon de dire : il l'est [intelligent], il a été élu deux fois et il vient de supprimer la publicité à la télévision", a ajouté Bernard Kouchner. Quant aux "excuses" présentées par Ségolène Royal, "ce n'est pas l'humour qui la caractérise, Ségolène", a déclaré l'ancien socialiste.
(D'après agence)
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