Un décompte pour Sarkozy dès lundi

le 21 avril 2009 à 21h08 , mis à jour le 21 avril 2009 à 21h19

Le CSA a demandé mardi aux radios et TV de prendre dès lundi prochain en compte les interventions du président si elles relèvent du "débat politique".

Nicolas Sarkozy dans "Face à la crise"Nicolas Sarkozy dans "Face à la crise", le 5 février 2009 © TF1/LCI

La gauche a obtenu gain de cause. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a invité mardi les radios et télévisions à prendre en compte à partir de lundi prochain les interventions du président de la République qui, "en fonction de leur contenu et de leur contexte, relèveront du débat politique national". Le CSA précise dans un communiqué que cette disposition est "temporaire" et qu'il en dressera le bilan après les élections européennes. "Il définira après les élections européennes, au moins de juin, en relations avec les radios et les télévisions, les règles définitives applicables en dehors des périodes électorales au temps de parole du président de la République et de ses collaborateurs".
 
Les Sages de l'audiovisuel appliquent ainsi un arrêt du Conseil d'Etat, suite à une plainte des dirigeants socialistes, qui avait invalidé le 8 avril le précédent dispositif de répartition du temps de parole, en estimant que la parole présidentielle ne pouvait être exclue "par principe" de la comptabilité. Chargé de faire respecter un "équilibre" dans les interventions politiques, le Conseil appliquait jusqu'à cet arrêt une règle dite des trois tiers (un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité et un tiers pour l'opposition). Les interventions présidentielles étaient exclues de la répartition.
 
"Pour l'actualité non liée à l'élection (européenne), les services de télévision et de radio prendront en compte celles des interventions du président de la République qui, en fonction de leur contenu et de leur contexte, relèveront du débat politique national, au sens de la décision du Conseil d'Etat du 8 avril", indique le CSA. Les réactions aux interventions présidentielles relevant du débat politique national ne seront pas imputées sur les temps de parole des opposants, si elles sont diffusées dans les deux jours suivants. Enfin, les interventions des collaborateurs du président de la République "seront prises en compte dans les mêmes conditions" que celles du chef de l'Etat. En ce qui concerne d'autre part "l'actualité liée à l'élection" européenne, le CSA "n'imputera pas sur les temps de parole des opposants les réactions de ceux-ci aux éventuelles interventions du président en faveur d'une liste ou d'un parti". Les temps de parole des collaborateurs du président seront pour leur part comptabilisés comme soutien des partis en faveur desquels ils s'exprimeront.

le 21 avril 2009 à 21:08
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33 Commentaires

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  • Philippe0548, le 04/05/2009 à 14h22

    Non mais ! Depuis quand le Président doit-il "comptabiliser" son temps d'antenne ?. Où va-t'on là ?

  • Cerrane, le 22/04/2009 à 23h31

    Une honte le Prèsident èlu par une majoritèe de Francais doit avoir le droit et le devoir de parlè quand il le veut surtout et pendant cette pèriode de crise,Mitterand se gènais pas à utiliser les mèdias pour nous raconter son bilan de santè!!!!

  • Alain, le 22/04/2009 à 17h19

    C´est normal de la part de la gauche ,ils ont de toute facons rien á dire et á proüposer , ils ont impose une loie qui s´appelle "" que le president la ferme il a rien a dire il est pas de auche "

  • Citoyen, le 22/04/2009 à 16h56

    Cette mesure est intolérable ! Bien entendu, il n'est pas question de comptabiliser le temps qu'il lui faudra pour répondre aux attaques odieuses des voyous de gauche genre repentance ou autres calomnies.

  • ENZO, le 22/04/2009 à 16h52

    Il faudrait déjà commencer par règlementer toutes les interventions à charge des différents journalisites et peoples qui ne cessent de brouiller l'information Il y a 25 ans on interdisait les messages subliminaux à la TV aujourd'hui on autorise tout et n'importe quoi, mais le président va être censuré?

  • Mimi, le 22/04/2009 à 15h52

    Bref irréalisable et ça ne sert à rien

  • Philippe, le 22/04/2009 à 15h12

    Cela me semble tout à fait normal, comme quoi, contrairement aux railleries, M. Hollande en 2007 avait raison de demander cela :-)

  • Magiera, le 22/04/2009 à 13h49

    Si on doit répartir le temps de parole du président,je demande qu'on répartisse celui de madame Royal.Depuis le temps que les médias nous infligent et sa présence et sa parole,son quota est largement dépassé et nous devrions etre tranquilles pour au moins 30 ans.

  • Chris, le 22/04/2009 à 13h37

    Dites-nous maintenant comment va etre comptabilise le temps de parole de Madame Royal, svp? Merci! Au nom de quel parti? A quel titre? etc....

  • Bob, le 22/04/2009 à 13h15

    Bon courage pour décompter ce qui relève du "débat politique national" et du reste...

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