la patronne du PS au micro d'Europe 1 dimanche © DR
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| "Ségolène a décidé toute seule" |
A trois semaines des Européennes, Martine Aubry décide de concentrer sa parole sur les propositions des socialistes pour l'Europe, montrant les différences avec les choix que prend l'UMP au parlement de Strasbourg. Sur la dérégulation, les services publics, et d'autres sujets, la patronne du PS a voulu prouver au Grand-Rendez d'Europe 1 que la droite, ainsi que les amis de François Bayrou votent dans le même sens.
Interrogée sur le patron du MoDem, Martine Aubry a affirmé que François Bayrou "l'avait déçue » car « il ne pense plus qu'à lui, qu'à 2012, et à lui en 2012 », « C'est son seul sujet", a-t-elle précisé, ajoutant que les socialistes, eux, "pensaient à la crise, à la façon de la combattre, aux Français qui souffrent et à une Europe de solidarité, de fraternité, celle des pères fondateurs de l'Europe". Qualifiant cette posture « d'extrême-centre », elle a répondu à ceux qui voient en François Bayrou «l'opposant numéro un à Nicolas Sarkozy » : « moi je ne veux pas être celle qui hurle le plus fort, je préfère être la proposante numéro un, même si le mot n'est pas très joli ».
"Personne n'aurait compris qu'elle ne soit pas là"
Martine Aubry a voulu également relativiser l'importance du débat sur l'état de ses relations avec Ségolène Royal car «les Français n'en ont rien à faire », ce sujet intéressant, selon elle, que les journalistes. Elle a tenté de minimiser ses divergences avec elle, arguant que beaucoup des proches de la présidente de la région Poitou-Charentes travaillent activement avec la nouvelle direction du PS. "Quand je vois Villepin et Juppé dire ce qu'ils disent de Nicolas Sarkozy, mais enfin, on n'en est pas là avec Ségolène Royal", a-t-elle avancé, pointant également les animosités au sein de l'UMP entre Xavier Bertrand et Jean-François Copé. .
Elle a expliqué qu'à ses yeux, la présence de la présidente de Poitou-Charentes au meeting du PS le 27 mai près de Nantes, confirmée la veille par ses proches, "allait de soi". "Personne n'aurait compris qu'elle ne soit pas là", a-t-elle glissé alors que l'ex-candidate avait menacé de ne pas venir. La dirigeante du PS n'a en revanche pas précisé si Ségolène Royal se verrait bien confier, comme elle le demandait, une mission au sein de l'appareil socialiste. "Ségolène Royal aura la place qu'elle souhaite avoir dans le Parti socialiste", a seulement déclaré la maire de Lille. "Elle est une des grandes dirigeantes de ce parti. Point." Martine Aubry souhaite manifestement que la campagne socialiste ne soit plus polluée par cette question.
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