© ReutersLa journée de l'Europe, c'est ce samedi, à un mois du scrutin pour élire les députés européens. Une élection qui ne passionne pas. Le taux de participation prévu est de 44%, selon les sondages d'opinion. D'où une campagne d'incitation au vote lancée ce samedi en France, avec notamment un lâcher de ballons aux couleurs de l'Europe au pied de la tour Eiffel.
De son côté, l'UMP réunissait les membres de sa liste pour les Européennes pour la région Ile-de-France. Les 26 candidats étaient présents au siège de l'UMP, avec à leur tête Michel Barnier et Rachida Dati. L'occasion pour le ministre de l'Agriculture de s'en prendre à François Bayrou et au PS. "C'est comme si vous aviez l'équipe de France qui joue -on sait que la partie est difficile en ce moment- et que sur les bancs de touche, vous aviez des joueurs dans l'équipe de France qui disent qu'ils souhaitent l'échec de leur équipe". "Ce n'est pas possible, c'est même assez irresponsable", a jugé la tête de liste, interrogée sur ceux qui appellent aux européennes à un "vote-sanction" contre Nicolas Sarkozy.
Le "nouveau départ" de Dati
"Je pense que les Français sanctionneront ce comportement de dénigrement", a estimé Michel Barnier, pour qui "les Français sont inquiets", "n'attendent pas des polémiques", mais "de l'action, des propositions, du respect". L'ancien commissaire européen s'est dit "frappé qu'un certain nombre de responsables politiques -M. Bayrou, les dirigeants socialistes- se trompent d'élection. Ils ont comme seul projet, alors que nous sommes dans la question européenne (...) une attaque systématique, un dénigrement, de l'anti-Sarkozy, comme s'il s'agissait de préparer l'élection présidentielle dans trois ans". Harlem Désir, tête de liste socialiste aux européennes en Ile-de-France a répondu samedi que Michel Barnier se "comportait en VRP du président de la République".
Toujours à la réunion de l'UMP et sur le même thème, Jean-Marie Cavada, 3e de liste (Nouveau Centre), voit "deux catégories de Français" sur l'Europe : ceux "qui savent qu'il faut lui donner un nouveau souffle", "faire une Europe nouvelle et qui protège" et "ceux qui sont sur leur rocher, leur Aventin, ont fait de la critique la seule proposition de leur programme". Rachida Dati a rendu hommage à sa tête de liste, "reconnue comme étant professionnelle, comme étant connaisseur des questions européennes en étant totalement engagé pour l'Europe, comme étant très ouvert". La garde des Sceaux a salué ce "nouveau départ" pour la campagne des européennes, car "quand on est plus nombreux, c'est encore plus facile pour faire campagne". Marielle Gallo, 4e de liste (Gauche moderne), au "passé chevènementiste", noniste en 2005 lors du référendum européen, a jugé que "beaucoup de gens à gauche (...) sont dans un immobilisme total", pour assurer qu'avec la présidence de Nicolas Sarkozy, "la politique était aux commandes de l'Europe".
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