François Fillon a fustigé mercredi soir les "quelques extrémistes" qui perturbent le fonctionnement de plusieurs universités en France, assurant que l'ordre serait rétabli sur les campus partout où il le faut. "Je dis à la petite minorité qui bloque encore certaines de nos universités et qui use de la violence, qu'elle est coupable de gâcher l'avenir d'une majorité des étudiants de notre pays", a déclaré le Premier ministre lors d'une réunion à l'UMP à l'occasion du 2e anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy.
"Il est injuste que les familles qui se privent pour financer les études de leurs enfants soient les victimes de quelques extrémistes", a-t-il dit. "Nous n'accepterons pas que les diplômes soient bradés dans notre pays. Chaque fois qu'un président d'université nous le demande, nous répondrons présent pour rétablir l'ordre dans les universités", a-t-il ajouté sous les applaudissements.
La "gravité et le volontarisme" de Sarkozy
Entouré d'un grand nombre de ses ministres et de dirigeants de l'UMP salle Gaveau -là même où Nicolas Sarkozy avait fêté sa victoire le 6 mai 2007- , François Fillon en a profité pour appeler les adhérents du parti majoritaire à la "mobilisation" pour les élections européennes, affirmant que son parti était le seul à "nourrir de grandes ambitions pour l'Europe" alors que pour la plupart de ses "concurrents", elle "n'est qu'un alibi".
Le chef du gouvernement a aussi souligné la "gravité et le volontarisme" du chef de l'Etat depuis deux ans et notamment face à la crise économique. Il a fustigé le parti socialiste et le Modem de François Bayrou dont le programme tient selon lui en deux mots : "Contre Sarkozy". Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, s'est de son côté félicité des "90 réformes engagées depuis deux années", sur une estrade barrée du slogan "engagements pris, promesses tenues, la France change". "Happy birthday to you", a pour sa part chanté la ministre de l'Economie Christine Lagarde, "Bon anniversaire, mes voeux les plus sincères", a lancé le ministre de l'Immigration, l'ancien socialiste Eric Besson.
Nicolas Sarkozy n'ayant comme prévu pas participé à la réunion, les militants ont dû se contenter d'une courte vidéo, montrant des extraits de ses principaux discours et des moments marquants des deux dernières années, comme le récent G20 de Londres. Selon la police, une vingtaine de manifestants porteurs de bombes de peinture et de bombes à eau, rassemblés en début de soirée à proximité de la salle Gaveau ont été conduits au commissariat du VIIIème pour vérification d'identité.
(Agence)








