Xavier Darcos en visite au collège Buffon mardi à Paris © TF1La gauche mais pas seulement raille les dernières idées du ministre de l'Education pour lutter contre la violence en milieu scolaire. "Il se moque un peu du monde. Pendant des années il a réduit le nombre de surveillants, donc il a demandé aux enseignants de surveiller les enfants, alors qu'ils ne peuvent pas faire les deux choses, et maintenant il voudrait constituer une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire, une brigade scolaire", s'est indigné le député PS Jean-Christophe Cambadélis sur RMC.
"Le problème n'est pas tant d'avoir une brigade spéciale ou demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d'avoir un encadrement de surveillants" qui "sont là tout au long de l'année, qui connaissent les enfants" et "peuvent les suivre", a-t-il affirmé. Ceux qu'on appelait autrefois "les pions". Le Vert Daniel Cohn-Bendit a également critiqué l'inefficacité de la proposition du ministre de l'Education nationale. Pour le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, l'idée est "grotesque". "Il suffirait de mettre des surveillants qui manquent (...) On a supprimé des postes et maintenant on va mettre des portiques? Tout ça est ridicule", a expliqué le dirigeant du mouvement Debout la République sur Canal Plus. "J'accueille une classe... Il faut que je fouille tout le monde ? C'est concrètement pas possible", a affirmé pour sa part la porte-parole de Lutte Ouvrière Nathalie Artaud.
Pourquoi "refuser par principe les solutions innovantes" répond l'UMP
La droite n'a pas tardé à réagir à ces attaques : "Alors que des enseignants sont régulièrement agressés, comment Jean- Christophe Cambadélis peut-il penser sérieusement que les pions ont une chance d'être plus respectés qu'eux par des individus violents. Refuser par principe les solutions innovantes de Xavier Darcos, qui ont l'immense mérite de concilier la nécessité de respecter l'école comme un lieu à part, tout en donnant à la société les moyens de réagir a la violence, est tout simplement irresponsable" affirme le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.
Jeudi, plusieurs syndicats d'enseignants s'étaient élevés contre le projet exposé par Xavier Darcos devant le congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) à La Rochelle. Le Snes-FSU a dénoncé une "surrenchère sécuritaire", le syndicat lycéen FIDL l'idée de "mettre en place une police dans les écoles". Les deux syndicats demandent au gouvernement de renoncer à supprimer des emplois dans l'Education nationale. Selon le ministère de l'Education nationale, une vingtaine de faits avec arme sont recensés chaque mois dans des établissements scolaires.
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