Benoît Hamon © TF1/LCIPour Benoît Hamon, c'est tout simplement "un mélange des genres scandaleux". Et la vidéo diffusée pour inciter les Français à aller voter lors du scrutin du 7 juin "n'est ni plus ni moins qu'un clip UMP". Elle "ne comporte aucune image du Parlement européen et se termine par des images du G20 et de Nicolas Sarkozy sans aucun rapport avec l'élection elle-même". Voilà pourquoi, dénonçant un détournement à des fins électorales en faveur de la majorité, le Parti socialiste a réclamé lundi la suspension de ce clip télévisé gouvernemental sur les élections européennes. "Additionné au fait que dans sa campagne, l'UMP ne distingue pas l'action du gouvernement avec les déplacements des ministres candidats ou encore les meetings du président, trop c'est trop. Ce clip publicitaire est déplacé et ne doit plus être diffusé", a affirmé le porte-parole du PS lors d'un point-presse.
"Le combat commun mené par la droite et par la gauche pour l'Europe depuis des décennies, ça fait partie du patrimoine commun des Français", a répliqué le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre. "La seule chose qu'on retient de leur conférence de presse, c'est l'interdiction de la campagne officielle simplement parce qu'on y voit le visage de Nicolas Sarkozy en même temps que le visage de Jacques Chirac, de François Mitterrand, de Jacques Delors".
Nicolas Sarkozy "est le président de tous les Français"
Quant à Dominique Paillé, il a estimé que le PS faisait un "mauvais procès" à ce clip en pointant les images de Nicolas Sarkozy. "Le président de la République est le président de tous les Français, il a mené une action remarquable à la tête de l'Europe, saluée par l'ensemble des gouvernements, de gauche comme de droite, des 27, au titre de la France", a jugé le porte-parole adjoint de l'UMP sur BFM. "Il est logique que dans un clip qui veut inciter les Français à aller voter, on retrace cette histoire française que les Français, j'espère, n'ont pas oubliée", a-t-il poursuivi.
Le PS a réitéré également sa demande d'un débat télévisé sur le projet européen avec l'UMP. Une délégation socialiste devait aborder ces questions lundi après-midi avec le président du CSA, Michel Boyon, lors d'une rencontre qui devait être initialement consacrée au décompte du temps de parole du chef de l'Etat.
D'après agence
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