© Reuters"C'est un détournement inacceptable" de leur "haute fonction", dénonce Jean-Christophe Cambadélis. Dans un communiqué, le député de Paris et directeur de campagne du PS pour les européennes accuse "deux ministres du gouvernement". Selon lui, "Rachida Dati et Michel Barnier, sont candidats. Ils utilisent les moyens de la République et leur statut de ministre pour faire campagne, alors que, dans le même temps, ils délaissent leur ministère". "Le Parti socialiste leur demande de choisir : soit renoncer à se présenter le 7 juin, soit démissionner du gouvernement immédiatement", écrit-il.
Par ailleurs, poursuit-il, "de fortes suspicions" existent sur le "financement de deux réunions à caractère électoral, en présence du président de la République, au cours desquelles les moyens de l'Etat ont été mobilisés". Il s'agit, pour Jean-Christophe Cambadélis, du meeting de Nicolas Sarkozy à Nice "composé d'une assistance manifestement invitée par l'UMP", et à Nîmes "qui avait toutes les caractéristiques d'un meeting électoral de l'UMP". "L'utilisation des moyens de l'Etat à des fins électorales est illégale et peut donner lieu à l'invalidation du scrutin et à l'inéligibilité des candidats", rappelle-t-il.
Le PS demande à l'UMP "de dissiper l'ambiguïté en rendant public le budget d'organisation de ces deux réunions", "le cas échéant, de se mettre en conformité avec la législation". Dans le cas contraire, le PS menace de saisir la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Le PS demande également "au CSA de comptabiliser l'intégralité du temps de parole du président en campagne sur le temps du gouvernement et d'accorder à l'opposition un temps équivalent".
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