Nicolas Sarkozy s'exprimant à l'Elysée sur les questions de sécurité (28 mai 2009) © TF1/LCI ![]() |
![]() |
Dans un discours l'Elysée, Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi des mesures pour combattre l'insécurité, notamment dans les établissements scolaires (lire notre article). Voici les réactions :
POLITIQUES
Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS à la sécurité : "Nicolas Sarkozy, pour la énième fois, vient de détailler ses 'nouvelles mesures' pour la sécurité en France. Ce ne fut, une fois de plus, qu'un discours faussement musclé, mouvements de menton à l'appui et propos à l'emporte-pièce. (...). On parle, on légifère pour faire croire qu'on agit".
Claude Bartolone, député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis : la reconquête des quartiers sensibles proclamée "priorité", "c'est le discours de l'aveu d'échec en matière de sécurité (...) Je suis en colère, car trop de temps a été perdu. Voilà 7 ans que M. Sarkozy occupe toutes les responsabilités qui permettent d'agir sur la sécurité des Français". Cette opération "ne vise qu'à mobiliser son électorat à quelques jours d'une élection qui inquiète l'UMP et à remettre de l'ordre au sein-même de sa majorité qui se divise".
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP : "Face à l'introduction des armes à l'école et les bandes qui font régner la violence, le PS choisit résolument la politique de l'autruche là où la majorité présidentielle a choisi résolument l'action. (...) Critiquer par principe les solutions proposées par le Président de la République et le gouvernement sur ces sujets qui concernent les Français les plus fragiles c'est une attitude antirépublicaine".
François Bayrou, président du MoDem : "C'est dévalorisant pour les Français qui sont des citoyens de leur servir comme cela des annonces à répétition, jamais suivies d'effets". Tout cela "est une mise en scène pour que les élections du 7 juin apportent quelques voix de plus sur des thèmes qui sont censés mobiliser l'électorat de l'UMP".
Georges Sarre, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen, maire-adjoint de Paris chargé de la Sécurité et de la Prévention : "A dix jours des élections européennes, le pouvoir" cherche à "instrumenter les enjeux de sécurité à des fins électoralistes". Mais "à la démagogie de la droite, la gauche ne doit pas opposer sa propre tentation démagogique".
Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé et chef de file d'Europe Ecologie pour les européennes en Ile-de-France : "Ces propositions n'ont ni queue, ni tête" et elles ont "mauvais goût". "La seule solution contre la violence à l'école, c'est de donner plus d'enseignants, de réduire le nombre d'élèves dans les classes, de faire des écoles des lieux d'enseignement et de convivialité, d'auto-responsabilisation des jeunes. (...) Ça, c'est un plan de prévention, le reste, c'est mentir".
Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF : "M. Sarkozy vient en réalité de produire un véritable réquisitoire contre sa propre politique qui se solde par un dramatique échec".
SYNDICATS
Synergie, second syndicat d'officiers de police, s'est "félicité" des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, mais s'est interrogé sur leur "faisabilité". Le syndicat a estimé que le "chef de l'Etat a établi un diagnostic lucide" et a vanté "la volonté politique affichée de s'attaquer (...) à une délinquance" devant être "traitée dans la pluralité de ses aspects". Mais il a aussi mis en avant les "exigences de la révision générale des politiques publiques", et la politique d'économies de l'Etat, qui se traduira notamment par une "baisse des effectifs".
Union nationale lycéenne : "Ces propositions ne répondent pas aux problèmes réels : le renforcement des moyens financiers et humains est pourtant une urgence. On ne peut pas remplacer les milliers de postes d'enseignants et de surveillants supprimés par des équipes mobiles d'agents."
Alix Nicolet, présidente de la Fidl, le deuxième syndicat lycéen : "Rien ne vaut la prévention, les conflits se règlent par le dialogue et l'écoute, non par la répression. Ces mesures vont demander des moyens humains. C'est étrange, quand on en supprime par ailleurs".
Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN-Unsa (principal syndicat des chefs d'établissements : "On est un peu dubitatif sur la faisabilité matérielle de la 'sanctuarisation', car les ressources mises à la disposition des établissements ne sont pas à la hauteur. Les mesures annoncées ne correspondent pas à l'objectif du président de sanctuariser les établissements".
Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves dans le public : "Ce n'est pas avec ces mesures-là qu'on éradiquera la violence scolaire. Si tout le monde soupçonne tout le monde, comment un élève peut-il apprendre ? Si on détruit le cadre de l'école pour faire du tout sécuritaire, on détruit le cadre d'apprentissage et donc l'efficacité".
Retour MYTF1


Chargement en cours...




