© ReutersIl a finalement rectifié le tir quelques heures avant la rencontre, son entourage faisant savoir samedi en fin après-midi, contrairement à ce que l'Elysée avait dit la veille, que Nicolas Sarkozy était en train de rentrer à Paris pour assister à la finale de la Coupe de France de football, au Stade de France (lire notre article). Revenu du Cap Nègre, où il était resté dans la maison de la famille de Carla Bruni-Sarkozy, après avoir commémoré dans le Var le 8 mai 1945, et avant de se rendre en Allemagne dimanche, le président a fait le crochet par Paris. Il était donc bien là, dans les tribunes... comme le veut la tradition. Et, s'il n'est pas descendu, avant le coup d'envoi du match, sur la pelouse pour saluer les joueurs de Rennes et Guingamp, comme c'est l'habitude, il a donné une interview en forme de démenti aux accusations du Télégramme, qui a lancé la polémique samedi matin. Le quotidien voyait dans cette finale 100% bretonne la raison même de l'absence du chef de l'Etat, qualifiée, dans son éditorial, de "véritable faute politique".
D'où les mots très choisis du chef de l'Etat samedi soir sur France 2. "Le week-end est extrêmement chargé puisque vendredi, j'étais pour les manifestations patriotiques à Sainte-Maxime, dans le Var. Demain, je pars bien sûr en Allemagne" pour un meeting pour les européennes avec la chancelière allemande Angela Merkel, a-t-il souligné. "Mais j'ai considéré que la Coupe de France... D'abord je suis un passionné de football. Cette Coupe de France est un événement en Bretagne. D'ailleurs, il n'y a qu'à voir le Stade de France, c'est magnifique, c'est toute la Bretagne qui se réjouit (...) C'était important pour moi d'être là", a ajouté le chef de l'Etat, qui était accompagné dans les tribunes de 3 ministres : Roselyne Bachelot (Santé et Sports), Rachida Dati (Justice) et Bernard Laporte (Sports).
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