Pas question pour Nicolas Sarkozy d'observer la campagne européenne depuis l'Elysée, une campagne qui peine d'ailleurs à démarrer. Il sera donc la vedette de quelques meetings, en France mais également en Europe. Ce soir, il sera à Nîmes où il tiendra un discours devant 4000 personnes. Ce sera une "réunion républicaine" consacrée à "la France et l'Europe". Il ne s'agit donc pas officiellement de faire campagne pour un camp, mais de présenter sa vision de l'Union. Mais l'UMP entend bien , elle, s'appuyer sur le bilan de la récente présidence française de l'UE pour mener campagne sur le slogan "quand l'Europe veut, l'Europe peut". Dimanche, pour clore la semaine toujours sur cette thématique électorale et européenne, le chef de l'Etat tiendra meeting en Allemagne, au côté de la chancelière Angela Merkel.
La semaine dernière, Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France, avait affirmé : "On va pas s'excuser d'être derrière Nicolas Sarkozy", "On ne va pas non plus s'excuser d'être à la fois patriote et européen", avait-il ajouté. Formule reprise par le ministre de l'Immigration et secrétaire général adjoint de l'UMP, Eric Besson, qui a salué lui aussi l'action européenne du chef de l'Etat. Et de citer l'ex Premier ministre britannique Tony Blair : "Nicolas Sarkozy a remis la France sur la carte!". Le parti présidentiel, qui fait la course en tête dans les sondages (26,5% contre 22,5% pour le PS selon IFOP/Humanité), veut ainsi profiter de la "dynamique créée par la présidence française de l'Union européenne".






