François Fillon en meeting à Rueil-Malmaison, fin avril 2009François Fillon a estimé jeudi que l'UMP était la seule formation politique à porter un projet européen dans la campagne pour les élections au parlement de Strasbourg. "Avec le président de la République, je vous demande d'être le parti de la France et de l'ambition européenne", a-t-il lancé à un millier de sympathisants réunis pour un meeting de campagne à Ludres, dans la banlieue de Nancy. "Pourquoi vous plus que d'autres ? Parce qu'autour de vous, l'enjeu européen est d'abord et avant tout un enjeu politicien", a ajouté le Premier ministre.
Il a ironisé sur la "vision européenne de l'extrême gauche, celle de l'Internationale marxiste". Sur celle de l'extrême droite, "une Europe hérissée de postes frontières". Quant au Parti socialiste, il est "fidèle à lui-même, divisé et hésitant". François Fillon a ensuite visé François Bayrou : "Son appétit présidentiel a définitivement écarté son zèle européen", a-t-il dit. Il n'a en revanche pas eu un mot pour les listes Europe Ecologie pourtant créditées de 7% des voix, ce qui les placerait en 4e position lors du scrutin du 7 juin.
L'éloge de la présidence française de l'UE
"Le 1er défi à relever, c'est celui de l'abstention", a poursuivi François Fillon pour qui la participation pourrait pâtir des "faux débats" de la campagne, au premier rang desquels "la critique systématique du gouvernement qu'alimente le Parti socialiste". Il a dénoncé "la fausse opposition entre Europe sociale et Europe libérale, dont la gauche se fait l'interprète", tout comme "l'opposition entre Europe fédérale, Europe confédérale et Europe souverainiste". Le Traité de Lisbonne, qui attend encore trois ratifications pour entrer en vigueur, "fait la synthèse entre l'Europe des nations et l'Europe de l'action", a-t-il soutenu.
Le Premier ministre a étayé sa foi européenne par l'éloge de Nicolas Sarkozy et de la présidence française de l'UE "reconnue comme une vraie prouesse de la volonté". Il a affirmé que plus personne ne craignait que la France "perde son identité" dans l'Europe, rappelant que lui-même -il s'était notamment opposé au traité de Maastrich en 1992- n'avait pas toujours pensé ainsi. François Fillon a alors été interrompu par quelques personnes qui se sont dressées en scandant "Villiers, Villiers" du nom président souverainiste du Mouvement pour la France, avant d'être évacuées par le service d'ordre.
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