Dominique de VillepinInvité dimanche sur Canal Plus, Dominique de Villepin a décoché, à quelques heures du très attendu Congrès de Versailles, quelques piques à l'attention de Nicolas Sarkozy. Ce fameux Congrès, d'ailleurs, il n'y assistera pas : prié de dire s'il serait présent au discours présidentiel, en tant qu'ancien Premier ministre, il a répondu sans s'attarder sur le sujet : "Je n'y serai pas puisque je serai à Strasbourg". Il est vrai, Jacques Chirac sera également absent, s'il faut en croire Le Figaro, de même que le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré.
Mais s'il ne sera pas à Versailles, Dominique de Villepin n'en a pas moins émis le voeu que Nicolas Sarkozy, qui dévoilera les grands axes de sa politique lundi, soit "plus concentré sur des réformes de grande ampleur plutôt que dispersé sur une multitude de petites réformes dont on ne voit pas toujours le résultat". Et de s'interroger : "Est-ce que nous ne nous sommes pas trop dispersés dans l'action que nous avons menée, est-ce que nous n'avons pas négligé un certain nombre de sujets importants pour les Français ?".
Dati à la Justice : "beaucoup d'occasions perdues"
Les priorités de la majorité devraient être, selon lui, de "réduire les déficits publics" et de "donner la priorité à l'emploi. Après, on pourra, si besoin est, considérer l'allongement de la durée du travail. Faisons en sorte que le marché du travail fonctionne et on allongera éventuellement si c'est nécessaire".
Interrogé sur le bilan de Rachida Dati au ministère de la Justice depuis deux ans, l'ancien Premier ministre a répondu en souriant : "C'est à Nicolas Sarkozy de répondre". Explicitant sa réponse, Dominique de Villepin a poursuivi : "Je crois qu'il y a eu beaucoup d'occasions perdues, beaucoup d'attente du coté du monde judiciaire, beaucoup de dossiers qui sont restés pendants, beaucoup de réformes qui ont été engagées et pas toujours abouties".
Malgré tout, l'UMP reste sa "famille politique". "On peut être chez soi même quand il y a des tensions et parfois quelques inélégances", a dit Dominique de Villepin, qui comparaîtra en correctionnelle à partir du 21 septembre dans le cadre de l'affaire Clearstream, où il est soupçonné d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre de Jacques Chirac s'est dit persuadé d'être innocenté par la justice.
D'après agence
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