Daniel Cohn-Bendit dans le 14e arrdt de Paris, peu avant les Européennes du 7 juin © LCI.fr16,2%, dans un mouchoir de poche avec les socialistes. Depuis le score surprise (et enviable) d'Europe Ecologie, le PS lui fait de l'œil. Mais la réponse est non. Dans une tribune au Monde (daté de mardi), Daniel Cohn-Bendit estime que son mouvement ne doit "pas se fondre dans une sorte de grand parti social-démocrate" mais au contraire préserver "son autonomie politique". Et avertit "par précaution" "ceux qui espèrent nous voir céder aux maquignonnages d'appareils qu'ils risquent fort d'y être pour leurs frais" : "Europe Ecologie n'est pas propriétaire de ses électeurs".
Cohn-Bendit: Sarkozy "prend les Français pour des cons"
Daniel Cohn-Bendit assure lundi dans Le Monde qu'il participera bien aux Journées d'été des Verts-Europe Ecologie à Nantes, et en profite au passage pour tacler Nicolas Sarkozy et son "populisme de l'exclusion".
Publié le 16/08/2010
"Les bons résultats d'Europe Ecologie au soir du 7 juin suscitent convoitises, spéculations et aussi fantasmes de petits arrangements entre amis", écrit l'eurodéputé. Mais, "dans la politique, comme dans la nature, la biodiversité est une richesse et toute tentative de nous fondre dans une sorte de grand parti social-démocrate serait synonyme d'appauvrissement". "Nous voulons essaimer nos façons de faire et de penser la politique auprès de nos concurrents et potentiels partenaires", ajoute-t-il. Pour Daniel Cohn-Bendit, "les forces politiques de ce pays n'ayant pas encore conduit la révolution copernicienne que les citoyens exigent d'elles, nous n'avons pas aujourd'hui d'autre issue cohérente que celle de notre autonomie politique".
Non à l'alliénation, mais oui à l'ouverture
Tout cela étant dit, cette autonomie "n'est pas synonyme de fermeture ou de cavalier seul". "Notre rassemblement est et restera ouvert en même temps qu'il continuera de développer ses racines pour faire foisonner son feuillage", affirme le leader d'Europe Ecologie.
Alors pour la suite ? Selon Cohn-Bendit, avant les élections régionales de 2010, il y a "deux rendez-vous majeurs avec ceux qui souhaiteraient devenir nos partenaires". Le premier est "la construction d'une large coalition visant à empêcher la reconduite de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne". Un objectif qu'il martèle depuis le 7 juin. Le second est "un rendez-vous écologiste de mobilisation internationale" pour le sommet de Copenhague en fin d'année.
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