Après l'invalidation de l'élection municipale pour cause de fraude "à la chaussette", les Perpignanais votaient à nouveau le 21 juin 2009 © TF1/LCIMaladresse ou fraude ? Dimanche dernier, se tenait à Perpignan le 1er tour des municipales, réorganisées après l'annulation par le Conseil d'Etat du scrutin de mars 2008 entaché par la fraude dite "à la chaussette". C'est justement à ce moment là que Marie-Claire Mas, figure et colistière du maire de Perpignan, a été surprise avec une dizaine de bulletins de sa propre liste sous le bras, a révélé jeudi France Bleu Roussillon.
Elle s'en explique sur la radio : c'est parce qu'elle collectionne les bulletins depuis plus de 20 ans, dit-elle. "Si vous voulez venir chez moi, je vous donnerai les bulletins et tous les tracts depuis 20 ou 30 ans (...) C'était pour une utilisation purement personnelle", affirme-t-elle encore dans cette interview. "Je ne sais pas pourquoi je l'ai fait à ce moment-là. A vrai dire, j'aurai dû attendre la fin du scrutin (...) Ca ne m'a pas effleuré que ça pourrait faire un problème."
Quoi qu'il arrive, l'affaire tombe au plus mal pour Jean Paul Alduy, dont l'élection avait été invalidée après une fraude menée par dissimulation de bulletins dans une chaussette d'un président de bureau de vote. Le maire UMP sortant de Perpignan est sorti favori dimanche soir du 1er tour, en recueillant 40,35% des suffrages, face à sa principale concurrente, Jacqueline Amiel-Donat, tête deliste PS-PC et MRG (24,75%).
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