Le Parisien et Libération. © TF1/LCI"Le remaniement s'avère de plus grande ampleur que prévu". Le ton est donné dans Sud-Ouest. La presse française s'accorde mercredi matin à souligner l'inattendue refonte en profondeur de l'équipe gouvernementale pour "Fillon IV". "C'est finalement un mouvement plus large qui a été annoncé", confirme La Voix du Nord. "On est passé de l'ajustement mécanique annoncé (...) à un grand mouvement d'horlogerie", résume Le Courrier Picard. "Remaniement important, plus vaste que prévu", concourt La Presse de la Manche. Dans le Midi Libre, on qualfie ce remaniement de "puissant, millimétré et tactique chamboulement", signe selon Nord-Eclair qu'"on ne joue plus et que les affaires sérieuses viennent de commencer".
"Garde sarkozienne compacte et efficace"
Autre thème abordé, la fin de l'ouverture : "Nicolas Sarkozy a privilégié la cohésion sur l'ouverture, la fiabilité sur l'amateurisme", analyse La République du Centre. "L'ouverture, c'est fini", estime La République des Pyrénées, "même si la nomination de Frédéric Mitterrand fait effet d'optique, celui-ci n'ayant jamais caché ses opinions de droite". "C'est un recadrage strict de l'équipe ministérielle qui a été opéré", jugent plus précisément les Dernières Nouvelles d'Alsace, qui voient dans ce nouveau gouvernement "une espèce de commando pour affronter les mauvais vents". Pour Libération, il s'agit d'"une garde sarkozienne compacte et efficace".
Quant à l'arrivée de Frédéric Mitterrand, qui "n'est pas un homme de gauche" comme le rappelle Le Journal de la Haute-Marne, elle est qualifiée de "prise de guerre plus médiatique que politique" par Le Télégramme. "C'est le coup Mitterrand qui va marquer les esprits", conclut La Nouvelle République du Centre-Ouest. Ironique, Le Dauphiné Libéré y voit "une passerelle entre Barbelivien et La Princesse de Clèves". "Nicolas Sarkozy s'offre là un patronyme qui est aussi une marque prestigieuse et signifiante en direction du monde de la culture et des jeunes, même s'il n'est pas socialiste", écrit Ouest-France. Mais Libération y voit surtout "une certaine fermeture politique" : "L'ouverture, somme toute, aura duré ce que durent les roses sur un champ de bataille, l'espace d'une manoeuvre".
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