Images d'archives © ABACA/Montage LCI.fr 
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C'était la grande joie ce dimanche soir à la Bellevilloise, dans le XXe arrondissement de Paris. Les groupes d'Europe Ecologie savouraient leur triomphe dans leur QG. Et pour cause : seules 34 760 voix au global séparent Europe écologie des listes socialistes. Ils obtiennent donc 16,28% des voix, soit le double des Verts en 2004, et talonnent le PS (16,48%). Leur le
ader Daniel Cohn-Bendit s'est aussitôt réjoui de ce succès -"un grand moment pour l'écologie"- et a assuré qu'il serait "personnellement impliqué ici (en France) pour que ce rassemblement s'incruste, même s'il continuera à habiter à Francfort" (voir la vidéo).
Le très mauvais score des socialistes ne manquera pas de créer de nouvelles tensions pour la direction du PS. Dans une déclaration depuis la rue de Solférino, Martine Aubry a affirmé que "le PS avait besoin d'une profonde rénovation" et du "rassemblement de la gauche" (voir la vidéo). Jean-Christophe Cambadélis, le directeur de la campagne socialiste, a affirmé que "ce résultat était décevant mais pas étonnant au regard de la participation extrêmement faible". Tête de liste dans le Sud-Est où il obtient un mauvais score, Vincent Peillon a déclaré que "le PS est affaibli" et qu'"il paie ses divisions". Le PS paie aussi "l'incapacité à affirmer un projet", "ce n'est pas satisfaisant, nous sommes déçus", a-t-il dit. "C'est une déception", a reconnu Benoît Hamon sur TF1, qui n'est pas élu, comme il l'a annoncé sur LCI Radio avant même les résultats définitifs (lire notre article).
L'UMP cartonne, Bayrou sonné
Au siège de l'UMP mais aussi bien sûr à l'Elysée, les ténors de droite pouvaient afficher leur grande satisfaction puisqu'ils obtiennent 27,87%, soit plus de 10 points de plus qu'en 2004. Le parti majoritaire ne subit pas de vote sanction alors que la France et l'Europe connaissent une forte crise économique et sociale. L'UMP a remporté un "succès important" qui va même "au-delà de (son) espérance", a déclaré le secrétaire général du parti présidentiel, Xavier Bertrand (voir la vidéo).
Troisième enseignement du scrutin, le grave revers de François Bayrou et ses amis. Leurs listes n'obtiennent que 8,45%, soit plus de 3 points de moins qu'en 2004. Le leader du MoDem paye une campagne stratégiquement ratée et sans doute sa violente sortie contre Daniel Cohn-Bendit jeudi dernier sur France 2. Marielle de Sarnez a estimé sur TF1 que ce résultat traduisait "presque un vote apolitique", mais n'a pas reconnu de défaite (voir la vidéo).
Le match entre Mélenchon et Besancenot est gagné par le premier mais sans triomphe. Son Front de gauche recueillerait 6,05%, soit plus de 2 points que les communistes en 2004. Le NPA perd son pari et obtiendrait 5,2%. Certes, Olivier Besancenot améliore le score des listes LCR-LO en 2004 (2,6 %). Mais il ne prend pas l'ascendant sur l'extrême gauche, lui qui espérait surfer sur la crise économique. Quant au FN, il obtient 6,34% des voix, soit plus de deux points de moins qu'en 2004.
En terme de sièges, l'UMP décroche 29 sièges, PS et Europe Ecologie ont 14 sièges, le MoDem 6, le Front de gauche 4, le FN 3, et Libertas 1.
Dans le détail...
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13 sièges en Ile-de-France - Désastre électoral pour le PS... Le PS est écrasé dans les 20 arrondissements de Paris, ville du maire socialiste Bertrand Delanoë, passant presque partout en troisième position derrière Europe Ecologie ou la droite (lire notre article). Les listes UMP-NC font 29,9%, Europe-Ecologie 27,5%, PS 14,7%, selon la mairie. Au global, sur la région, la liste UMP emmenée par Michel Barnier est à 29,59% (5 sièges) devant la liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit avec 20,87% (4 sièges). Suivent le PS avec 13,57 (2 sièges), le Modem de Marielle de sarnez avec 8,53% (1 siège) et le Front de gauche avec 6,32 % (1 siège).
10 sièges dans le Nord-Ouest - A l'image des résultats nationaux, le PS est le grand perdant du scrutin dans la circonscription, où l'UMP (24,22% des voix) et le Front national (10,18%) atteignent leurs objectifs. Quatre sièges reviennent à l'UMP. Corinne Lepage (MoDem) et Marine Le Pen (FN) prennent chacune les seuls sièges de leur parti dans la circonscription. Le PS obtient 2 sièges, le PCF 1 et les Verts 1.
9 sièges dans l'Ouest - Le scrutin se solde par un retournement de situation cinglant pour le PS qui était arrivé en tête en 2004. Si la victoire de l'UMP et le bon score de la liste Europe Ecologie, emmenée par le militant de Greenpeace Yannick Jadot, sont conformes aux tendances nationales dans cette région, le renversement des rôles apparaît comme un camouflet pour le PS. Au final, l'UMP prend 3 sièges, le PS 2 sièges (dont Stéphane Le Foll), de même que les Verts, le MoDem 1 et Philippe de Villiers (DVD) 1.
13 sièges dans le Sud-Est - Jean-Marie Le Pen est réélu, de même que le socialiste Vincent Peillon. 5 sièges reviennent à l'UMP (dont Françoise Grossetête), 3 sièges aux Verts, 2 sièges au PS (dont Peillon donc), 1 au MoDem (Jean-Luc Bennahmias), 1 siège au PCF et 1 au FN (Jean-Marie Le Pen donc)
9 sièges dans l'Est - L'UMP prend 4 sièges et le PS obtient 2 sièges (dont Catherine Trautmann), les Verts 1 , le MoDem 1 (Jean-François Kahn, le fondateur de Marianne) et le FN 1 (Bruno Gollnisch). "Si le MoDem n'obtient qu'un élu dans la circonscription Est, je laisserai ma place à la députée européenne sortante, Nathalie Griesbeck, et je ne siègerai pas au Parlement européen, comme je m'y étais engagé lors de la campagne électorale", avait toutefois déclaré Jean-François Kahn peu avant les résultats définitfs.
10 siège dans le Sud-Ouest - Quatre sièges reviennent à l'UMP (dont Dominique Baudis et le député européen sortant Alain Lamassoure, 3e sur la liste), 2 au PS et 2 aux Verts (dont José Bové, tête de liste Europe-Ecologie), 1 au PCF (Jean-Luc Mélenchon), 1 au MoDem.
5 sièges dans le Massif Central-Centre - L'élection surprise du ministre du Travail Brice Hortefeux au Parlement européen suscite l'embarras à droite, où l'on ne s'était pas préparé à l'éventualité d'un départ du gouvernement de ce très proche collaborateur de Nicolas Sarkozy (lire notre article). L'UMP prend 3 sièges, dont Brice Hortefeux donc, le PS 1, les Verts 1 et DVG 1.
3 sièges en Outre-Mer - Ils reviennent à Elie Hoarau (DVG), Ericka Bareigts (PS) et Marie-Luce Penchard (UMP).
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