François Fillon lors du meeting de l'UMP au Parc des Expositions (4 juin 2009) © TF1/LCILe dernier meeting de l'UMP pour la campagne des européennes s'est ouvert jeudi soir à Paris, au Parc des Expositions, devant environ 3000 personnes sur la diffusion d'un film de quelques minutes montrant des extraits d'interventions de Nicolas Sarkozy. Parmi les images sur fond musical, celle du chef de l'Etat - qui n'assistait pas à cette réunion publique comme à aucune autre depuis le début de la campagne - au côté de son homologue américain Barack Obama, filmée lors du 60e anniversaire de l'Otan. Mais si le chef de l'Etat n'était pas au Parc des Expositions, une partie du gouvernement s'y trouvait, notamment Xavier Bertrand et François Fillon qui sont venus chauffer la salle - ce dernier lançant un nouvel appel au vote, et concentrant ses attaques sur un parti socialiste "divisé et hésitant" et un Modem où "c'est l'élection présidentielle tous les jours". Dans les gradins se trouvaient aussi l'ensemble des têtes de liste emmenées par Michel Barnier et Rachida Dati.
Nicolas Sarkozy, absent mais cité en permanence
Le public scandait le prénom du chef de l'Etat. "Dis-leur que j'ai besoin d'eux" : ainsi Xavier Bertrand a-t-il relayé le message de Nicolas Sarkozy, qui avait invité jeudi matin les Français à voter face à la menace d'une abstention massive dimanche. Message relayé par le Premier ministre : "S'abstenir, ce n'est pas seulement choisir le statu quo, c'est offrir à la technocratie le pouvoir de dominer la démocratie", a-t-il affirmé alors que les sondages prédisent une abstention record pour le scrutin de dimanche. "J'invite enfin tous ceux qui hésitent à aller voter, à ne pas s'abstenir", a-t-il ajouté pour "dicter des objectifs clairs" à l'Europe et lui "donner une légitimité forte".
Se rangeant à plusieurs reprises sous la bannière de Nicolas Sarkozy, absent mais montré à l'écran et cité dans tous les discours prononcés, le Premier ministre a défendu les deux ans de présidence du chef de l'Etat - notamment par sa politique contre "les voyous" - et ses six mois à la tête de l'Union européenne. "En cette fin de campagne, je vois bien ce qui nous distingue de l'opposition. Nous sommes unis pour l'Europe, ils sont hantés par leurs querelles internes", a lancé le chef du gouvernement sous les applaudissements, avant de lancer cet appel : "Je vous demande d'être le parti de la France et de l'ambition européenne".
François Bayrou hué
Sur le chapitre de cette opposition "hantée par les querelles", il s'en est pris avec vigueur aux socialistes : "Aujourd'hui comme hier, le PS est déchiré, désemparé, ne sachant plus à quel vent se vouer. Il n'a plus comme seul slogan que sanctionner le gouvernement et le président". Le ministre de l'Immigration Eric Besson, président des Progressistes, et le secrétaire d'Etat à la Défense Jean-Marie Bockel, président de La Gauche moderne, s'étaient auparavant chargés en leur qualité d'ex-transfuges socialistes de railler le PS. "Eux, ils font campagne les uns contre les autres alors que nous, nous faisons campagne les uns avec les autres", a voulu résumer le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, flanqué de Besson, Bockel et Hervé Morin, président du Nouveau Centre.
François Fillon a aussi égratigné le MoDem : François Bayrou "aligne les discours" et "célèbre ses postures", a-t-il lâché. Hervé Morin, lui, ne s'est pas embarrassé de précautions oratoires - "Le 7 juin, nous allons gagner !" - et a fait huer le nom de son ancien allié François Bayrou. "Si vous tapez sur Google 'François Bayrou dénonce', vous obtenez 11.300 résultats. Si vous tapez 'François Bayrou propose', vous obtenez 664 résultats", a-t-il ironisé sous les applaudissements.
D'après agences
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