L'hémicycle de l'Assemblée nationale © TF1/LCIUne semaine après les Européennes, quelques jours après la censure du Conseil constitutionnel sur la loi Hadopi, à quelques jours du discours de Nicolas Sarkozy devant les députés réunis en congrès à Versailles, quel est le pouls en France ?
60% des Français approuvent la décision du Conseil constitutionnel de censurer une partie de la loi Hadopi contre le téléchargement illégal, selon un sondage BVA (*). La proportion de personnes qui approuvent cette décision est de 55% chez les sympathisants de droite et de 68% chez les sympathisants de gauche. 30% des personnes interrogées désapprouvent cette décision, et 10% ne se prononcent pas, selon le sondage.
Scepticisme sur la politique contre le chômage
Par ailleurs seuls 26% des Français pensent que la politique du gouvernement et de Nicolas Sarkozy va avoir un impact positif sur la situation du chômage en France. Cela représente 5 points de moins qu'il y a six mois. 33% (+5) estiment que cet impact sera négatif et 32% qu'elle n'aura aucun impact, tandis que 9% ne se prononcent pas. Interrogées sur la politique économique de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, 61% des personnes sondées la trouvent "mauvaise" et 26% pensent qu'elle aura un impact positif sur la situation du chômage en France (-5 points par rapport à novembre 2008).
Une question de génération ?
D'un point de vue générationnel, Nicolas Sarkozy "n'est plus soutenu que par les retraités et les plus de 65 ans", qui sont 40% à penser que l'impact de sa politique sera positif sur l'emploi (contre 27%). "Sociologiquement, il ne l'est plus que par les chefs d'entreprises et professions libérales" (41% pensent que l'impact sera positif et seulement 21% qu'il sera négatif). En outre, note l'étude, les catégories populaires (18% penchent pour un impact positif contre 36% pour un impact négatif), les jeunes (16% contre 40% auprès des 15-24 ans), les chômeurs (15% contre 35%) "sont deux fois plus nombreux à penser que la politique menée sera nuisible plutôt que positive en matière d'emploi".
Et l'UE ?
Enfin une majorité des sondés préfèreraient à l'avenir que les grandes décisions soient prises par l'UE en matière de politique étrangère (56%) et d'immigration (55%). Mais la majorité souhaite une responsabilité française pour la fiscalité (61%), l'emploi (64%), la santé et l'éducation (71%).
(*) Sondage pour BFM et La Tribune réalisé par téléphone les 12 et 13 juin auprès d'un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, sauf pour la question sur l'Europe (18 ans et plus), selon la méthode des quotas.
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