Réunion dominicale à Matignon

le 28 juin 2009 à 07h16 , mis à jour le 28 juin 2009 à 07h20

François  Fillon réunit dimanche son gouvernement pour un séminaire visant à programmer l'utilisation qui sera faite de l'emprunt national.

François FillonImage d'archives © TF1/LCI

Condamné au mutisme lundi à Versailles, François Fillon réunit dimanche son gouvernement fraîchement remanié pour un séminaire visant à programmer l'utilisation qui sera faite de l'emprunt national annoncé par Nicolas Sarkozy. "Avant de lancer l'emprunt, on va d'abord définir les vraies priorités  stratégiques", a expliqué le Premier ministre, qui juge "essentiel que pas un  euro ne soit utilisé à des dépenses qui ne seraient pas des dépenses utiles". Le séminaire ne devrait toutefois pas déboucher sur un catalogue précis. "Il s'agit d'explorer des pistes", notamment en "demandant aux ministres quels sont les besoins", et ensuite "définir la méthode pour les trois mois qui  viennent", a souligné Matignon.

Parmi les secteurs stratégiques qui pourraient être retenus, le Premier  ministre a livré plusieurs indices, évoquant notamment vendredi "le numérique,  qu'il s'agisse des nanotechnologies ou du logiciel, qui irrigue d'une manière  croissante tous les secteurs industriels". Il a aussi mentionné "les biotechnologies, pour répondre aux défis de  l'accroissement des dépenses de santé et du vieillissement de la population",  "les écotechnologies, pour répondre au défi du réchauffement climatique" et à la  "prise en compte de l'activité humaine sur l'environnement", ou encore "la  voiture du futur". Il a également insisté sur la notion de "pôles de compétitivité".

"Consultation balisée"

Sur le niveau global de l'emprunt, aucun montant n'a été officiellement  évoqué. Mais la presse a parlé de 80 à 100 milliards d'euros. Un chiffre  mirobolant dans un contexte marqué par un assombrissement constant des finances  publiques. "A répéter que les caisses sont vides, il ne faudrait pas accréditer l'idée  - paradoxale - qu'elles sont inépuisables", a mis en garde le président de la  Cour des comptes Philippe Séguin. Soucieux de ne pas écorner son image de défenseur de la rigueur budgétaire,  François Fillon a répété que la lutte contre les déficits était "un objectif  auquel (il) ne renoncerait jamais".

Reste également à définir les modalités de l'emprunt: savoir si l'Etat fera  appel à la fois aux Français et aux marchés financiers, ou seulement aux uns ou  aux autres. Christine Lagarde a fait connaître sa préférence pour cette solution  "mixte", alors que selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche et M6, 82%  des Français n'ont pas l'intention d'y souscrire. Une concertation est prévue pour définir ces priorités, de juillet à  septembre, qui débutera mercredi par une consultation à l'Elysée des syndicats,  qui formulent d'ores et déjà de grosses réserves sur la méthode. La CGT observe ainsi que "cette consultation est déjà étroitement balisée"  par des orientations gouvernementales responsables de pertes de recettes pour  l'Etat: maintien du bouclier fiscal et des exonérations de charges patronales,  suppression de la taxe professionnelle. Quant à François Chérèque (CFDT), favorable à "tout ce qui va dans le sens  de l'écoute et de la concertation", il juge aussi qu'"on ne peut pas aborder" la  question de l'emprunt et de son affectation "sans avoir une fiscalité plus juste".

D'après agence

le 28 juin 2009 à 07:16
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

35 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Tacsman5, le 29/06/2009 à 01h54

    Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté nationale et que nous n'en sortirons que par la puissance des fromages :)

  • Tacsman5, le 28/06/2009 à 23h38

    Emprunt quelques pistes sur les "priorités" qui seront retenues "la croissane verte et le développement durable", "l'université de demain et l'économie de la connaissance" ,"les voyages du petit roi ","comment baiser encore mieux le français ".

  • Jonjon, le 28/06/2009 à 22h32

    Il y avraiment beucoup de pain sur la planche pour réunir les ministres le dimanche à croire que les sortants on laissé beaucuop de travail, pour qelle raison?

  • Farfouillot, le 28/06/2009 à 18h38

    Dans l'etat , on ne peut rien dire sans connaître le rendement et la durée de celui-ci.

  • Michel, le 28/06/2009 à 18h18

    Ils sont en train de depenser l'argent qu'ils n'ont pas,qu'ils commence a restreindre un peu leurs privileges on verra ensuite

  • Rémy, le 28/06/2009 à 16h25

    Je préfère gaspiller le peu d'argent ,que je possède,en aucun cas je n'aiderai se gouvernement,le pèse ils ont sus le trouver pour aider les banques,qui ne sont nulement dans le besion

  • COMMISSAIRE JUVE, le 28/06/2009 à 16h23

    Quand vous créer votre affaire et que vous avez besoin d'argent, la banque vous demandera un Business Plan, un prévisionnel d'exploitation, elle vérifiera la crédibilité de votre projet et bien sur vous demandera quelle garanties vous pouvez apporter. Dans ce cas de figure, Monsieur FILLON, n'a ni Business Plan, n'est plus crédible et ne m'apporte aucune garantie.

  • Abour, le 28/06/2009 à 16h22

    J'attends que la France ne puisse plus emprunter comme elle le veut. Tant qu'elle le pourra, Sarko et tous les hommes politiques dépenseront à tous vents. Toutes les "bonnes âmes" réclameront toujours plus, pour çi ou pour ça. que ce soit pour les sans-papiers, ou pour les retraites, ou pour les DOM TOM ou pour les logements sociaux, etc. Quand il n'y aura plus d'argent, enfn on commencera à faire le ménage dans toutes ces dépenses, et peut être la raison reviendra enfin.

  • Interdit30, le 28/06/2009 à 15h42

    Il faut voir les conditions de ce prêt....puisque le livret A ne rapporte plus grand chose, pourquoi pas ???

  • Thierry06, le 28/06/2009 à 15h10

    Avant de demander au peuple de prêter son argent croyez vous pas que les élus en particulier les députés et Sénateurs devraient renoncer à certains avantages tels pourquoi quand ils sont pas réélus ils percoivent encore pendant mois leurs indemnités vous croyez que tous ceux qui perdent leur travail actuellement ave cla crise vont toucher leur salaire pendant ce temps pourquoi ne pas payer aux députés et sénateurs leurs indemnités en fonction de leurs présences aux assemblées dans la vrai vie , si vous n allez pas travallier le patron vous paie pas alors messieurs les élus montraient l exemple et aprés peut être que le peuple vous croiera

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience