Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy © TF1/LCIHenri Guaino se souviendre de cette expérience de terrain. Deux véhicules de police en patrouille, dont l'un accueillait le conseiller spécial de l'Elysée, ont en effet été caillassés dans la nuit de lundi à mardi, à Montfermeil L'incident illustre la multiplication des gestes hostiles aux policiers dans les quartiers sensibles. Selon les premiers éléments de l'enquête, les policiers ont essuyé mardi vers 01H00, à Montfermeil, des jets de pierre au coeur de l'un de ces quartiers. Il n'y a pas eu de blessés, selon ces sources. Une quarantaine de personnes s'en sont prises à deux véhicules de police, ignorant vraisemblablement la présence de M. Guaino à l'intérieur de l'un d'eux. Henri Guaino s'y trouvait "en observation" du travail des policiers sur le terrain. Il a rendu hommage en début de soirée au "sang-froid" des policiers.
En l'état des investigations, les deux véhicules de police auraient été retenus "par des jeunes gens" à l'aide d'une barrière placée en travers de la route des policiers, ont ajouté ces sources, évoquant un "piège". Les policiers ont fait usage de "balles de défense" pour se dégager. Les véhicules de police "ont été détériorés" par les jets de pierres, des vitres brisées. Plusieurs incidents se sont produits ces derniers jours dans des quartiers sensibles en France, principalement en région parisienne.
Cinq véhicules ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dernier dans le quartier de La Bastide, à Limoges, où des affrontements ont opposé des jeunes gens et les forces de l'ordre, pour la troisième nuit consécutive, selon la la police. Des policiers ont essuyé des tirs de mortiers de feux d'artifice la même nuit à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), un mois et demi après des tirs de fusil d'assaut Kalachnikov contre leurs collègues à La Courneuve, dans le même département. Ces violences ont suscité l'inquiétude des syndicats de police. Deux hommes de 21 et 24 ans ont été interpellés après que des policiers ont été visés par des jets de projectiles lundi soir dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), au lendemain d'une intervention controversée de la police, a-t-on appris mardi.
Deux gardiens de la paix hors service ont été agressés et roués de coups dans la nuit de lundi à mardi en sortant du commissariat de police de Gagny (Seine-Saint-Denis), selon une source policière. Ils étaient "attendus" par leurs présumés agresseurs qui "n'ignoraient rien de leur fonction de policier". Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'est rendu mardi au ommissariat de Villepinte (Seine-Saint-Denis), compétent à Tremblay, pour apporter son "soutien" aux policiers ayant essuyé des tirs de mortiers d'artifice. Ces actes "sont inadmissibles, ils émanent de petits caïds lâches et minables", a dit le ministre, ajoutant ne pouvoir "rester les bras ballants". Il a demandé que soit interdite la vente d'un certain nombre de produits mortiers à feux d'artifice.
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