Au PS, ça s'agite...en dehors du PS

le 01 juillet 2009 à 20h53 , mis à jour le 01 juillet 2009 à 21h44

Après l'échec des européennes, clubs, associations et mouvements fleurissent en marge de Solférino, avec la présidentielle de 2012 en ligne de mire.

Peillon VallsVincent Peillon avec Manuel Valls, le 5 décembre 2008 © TF1-LCI

Chez les socialistes actuellement, on joue "que mille fleurs fleurissent". Mieux vaut avoir un bon petit chez soi quand le parti est malade. Frappé par "l'atonie" du PS, refusant de "mourir à petits feux", le député Manuel Valls qui s'est déjà porté candidat, a lancé lundi soir, son mouvement dans un théâtre parisien, se rêvant "maire d'Evry" succédant en 2012 à l'ancien maire de Neuilly. Pierre Moscovici, après avoir initié en janvier à Alfortville son courant "Besoin de gauche", réunit samedi à Taillan (Gironde) des militants pour plancher sur le renouveau du PS, ses stratégies, ses alliances. Sur cette floraison d'initiatives, dont Ségolène Royal a été la précurseure avec ses "Désirs d'Avenir", l'ancien ministre juge que "tout ça est nécessaire et tout ça est néfaste". "On est, dit-il, dans une phase de désordre créateur, mais il faut que chacun soit capable de se maîtriser, de se réguler, y compris dans son ambition".
 
Le courant "L'Espoir à gauche" réunira quant à lui ses premiers ateliers d'été, à Marseille les 21 et 22 août, avec le Vert Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez (MoDem), avec trois maîtres-mots: "projet", "ouverture" et "rassemblement", a annoncé son leader Vincent Peillon mercredi à Paris. Se revendiquant comme le "premier courant dans le parti", "L'Espoir à gauche", issu de la motion défendue au Congrès de Reims par Ségolène Royal, représente le "tiers du Parti" avec 30 fédérations et veut "accoucher d'une nouvelle gauche", selon Vincent Peillon. Avec plus de 1.000 inscrits, ces ateliers accueilleront également certains qui n'ont pas voté pour la motion Royal, et "beaucoup de responsables", assure l'eurodéputé à la presse à Paris, au côté du sénateur François Rebsamen et de Patrick Mennucci, coordinateur des ateliers.

"Accoucher d'une nouvelle gauche"
 
La question des primaires, de la stratégie politique et des alliances sera au coeur de ces deux journées auxquelles sont également invités le radical Jean-Michel Baylet, l'ex-patron PCF Robert Hue et Jean-Pierre Chevènement (MRC). Candidat aux primaires, Manuel Valls qui a lancé lundi son club, animera des débats. "Membre éminent" de "L'Espoir à gauche", il a "toute sa place avec nous", a commenté M. Peillon. En revanche, la présence de Ségolène Royal est incertaine. "Ségolène, si elle veut ou si elle peut venir, est la bienvenue", a indiqué M. Rebsamen.  

"L'Espoir à gauche" veut "accoucher d'une nouvelle gauche", a assuré M. Peillon. "On veut que se fédère une nouvelle gauche socialiste, radicale, cologique, citoyenne et républicaine", a renchéri M. Rebsamen. M. Peillon qui s'affirme "pleinement" dans le PS, juge que le parti "doit se transformer". Car, prévient-il, "tant que ce parti n'aura pas décidé de se transformer et de prendre des décisions de fond sur le projet, les alliances et les primaires, nous continuerons comme nous l'avons fait". "Nous en avons assez de l'hypocrisie" sur les alliances, a lancé M. Peillon, taclant la direction du PS qui dit "aux présidents de région +faites ce que vous voulez, parfois même des accords de premier tour+, et à la tribune +jamais le MoDem+. Nous n'en sommes pas". Pour François Rebsamen, ce courant qui "porte le plus d'unité" et "attirera comme un aimant", veut s'ouvrir "aux démocrates en opposition à la politique de Nicolas Sarkozy - je parle clairement du MoDem", regrettant qu'"au PS, on n'ose pas dire le mot".  

le 01 juillet 2009 à 20:53
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25 Commentaires

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  • Riri, le 04/07/2009 à 10h26

    Quant est ce que les gens comprendrons que ce n'est pas le chef de l'état qui commande, mais ceux qui ont l'argent dans les poches, c'est à dire les patrons, c'est tout. MERCI

  • Loulou, le 04/07/2009 à 07h50

    Cette fameuse gauche socialiste qui parle de solidarité quand elle crée des impots nouvaux, et ne cesse de critiquer les autres sur leurs attitudes etc etc et là le spectacle qu'lls donnent, disons plutot la déblacle dont ils font spectacle signifie bien la fin de se parti et de ceux qui la compose ou décompose, quel que soit le nom qu'ils voudront lui donner ça sera toujours la meme salade si c'est pour y mettre les memes ingrédients par les memes cuisiniers. Je me sens bien à l'UMP.

  • Gerardclermont, le 03/07/2009 à 17h39

    Ils n'ont que" tous contre Sarkozy "sans aucun programme. Car, en réfléchissant, il est impossible de faire un programme avec le NPA, le Modem, le PS, le PC et le front de gauche. Impossible. Alors, ils inventent le "TSS" . Pauvres gens, ils vont rester longtemps dans l'opposition et tant mieux

  • Giani057, le 03/07/2009 à 16h39

    La seule personne suceptible de relancer la france est Ségolène Royal si le soi disant PS se donne la peine de la soutenir et non de la démolir il est clair que si le PS ne soutient pas sa candidate de 2007 et ne fait pas tout pour l'aider je ne voterai plus pour le PS

  • Le gaulois, le 03/07/2009 à 13h52

    A Alex Paris: ""Rêve d'espoir de désir et fraternité de rien"""" je l'avais raté celui là et pourtant comme slogan foireux il en impose!!!! C'est du Jak LANG ??

  • Michel, le 03/07/2009 à 09h34

    Messieurs les socialites:pour penser à 2012, il faut d'abord songer au présent. Parce c'est dans le présent que l'on fait l'avenir. Au revoir et rendez-vous en 2017.

  • Mityl52, le 02/07/2009 à 23h20

    Il n'y a vraiment qu'une personne pour sauver la FRANCE, vive Nicolas Sarkozy.

  • Magiera, le 02/07/2009 à 21h21

    Le nombre d'adjectifs utilisés pour qualifier le "nouveau" ps est inversement proportionnel aux propositions attendues..

  • Bernard, le 02/07/2009 à 16h59

    Allez ca continue, rien à proposer de concret sauf 'tous contre Sarkozy', avec l'inévitable litanie de mots creux ("nouvelle gauche socialiste, radicale, écologique, citoyenne et républicaine") qui n'engage à rien, n'annonce rien de neuf et fait déserter ses électeurs... A quand un leader de gauche qui explique en termes concret ce que ca veut dire "être à gauche" (à part "rater les élections"), sur la base du monde du XXI siecle ?

  • Amfran, le 02/07/2009 à 16h00

    En fait ceux qui voulaient éperonner Sarko, ont royalement coulé

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