Jean-Louis Bianco, le 15 février 2007 © TF1/LCIJean-Louis Bianco a appelé mercredi "éléphants, sous-éléphants et éléphanteaux" à mettre fin à leur "instinct suicidaire" en pronostiquant la fin du PS, les enjoignant de s'employer à faire des "propositions".
"C'est consternant, ça m'attriste profondément. Ça désespère, ça exaspère les militants et j'aimerais qu'on arrive à parler aux Français et des problèmes des Français", a déclaré sur Europe 1 l'ancien co-directeur de campagne de Ségolène Royal en 2007, alors que depuis plusieurs jours, plusieurs "quadras" et quinquas du PS dont les députés Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Julien Dray ont vigoureusement critiqué la direction du parti.
"Ce n'est pas le moment de manquer de solidarité"
Jean-Louis Bianco, joignant sa voix à ceux qui, à l'instar des députés socialistes signataires d'un appel intitulé "maintenant ça suffit", réclament la fin des hostilités, lance donc une "proposition" aux belligérants : qu'ils "arrêtent pendant trois mois de se regarder le nombril, de parler d'eux-mêmes, de parler du PS surtout pour dire qu'il va mourir (...) Non le PS n'est pas mort. Il a encore 150.000 militants".
Le PS a "évidemment un problème de leadership", a jugé le député des Alpes-de-Haute-Provence rappelant "les conditions désastreuses du Congrès de Reims". Cependant, il apporte son soutien à Martine Aubry comme l'a fait Ségolène Royal mardi. "Ce n'est pas le moment de manquer de solidarité. Il y a une Première secrétaire, c'est Martine Aubry. Notre intérêt est qu'elle réussisse et pas de lui savonner la planche", a affirmé Jean-Louis Bianco. Responsable du projet des socialistes pour les élections régionales de 2010, il a réaffirmé que le PS était "prêt à s'allier dès le premier tour avec les partenaires de gauche en particulier mais pourquoi pas, si c'est sur un projet clair, avec le MoDem".
D'après agence
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