Frédéric Mitterrand invité du 20h de France 2 le 15 juillet 2009 © France 2Frédéric Mitterrand a promis mercredi qu'il reprendrait à son compte la consigne de Jean-Pierre Chevènement : "un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne". Après quelques jours au gouvernement, le ministre de la Culture et de la Communication s'est étonné que "tout se sache toujours tout le temps" et en a conclu que "cela obligeait à un devoir de réserve auquel [il n'était] pas habitué". "Je vais m'y faire", a-t-il promis, invité de France 2.
Le nouveau ministre a également assuré qu'il serait "loyal à l'égard du président de la République qui m'a nommé (...), à l'égard du gouvernement et du Premier ministre" et que " en ce sens, [il était] certainement sarkozyste, oui." Interrogé sur le candidat pour lequel il voterait à la future élection présidentielle de 2012, Frédéric Mitterrand a refusé de répondre, estimant qu'"on avait le temps de voir" et que "pour l'instant, ce qu'[il essayait] de faire, c'était de bien faire [son] travail".
"Si j'avais été nul"
L'ancien locataire de la Villa Médicis à Rome a encore souligné que, "issu de la société civile", il travaillait comme "acteur culturel", et que ce n'était pas son "rôle" de commenter la politique intérieure. "Ayant l'expérience que j'ai, je crois que je peux être très utile", a-t-il poursuivi.
Quant à son patronyme, le neveu de l'ancien président socialiste a concédé que "cela avait du jouer un peu" dans sa nomination mais que, si "ayant ce patronyme [il avait] été nul, [il pensait] que Nicolas Sarkozy ne l'aurait pas choisi."
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