Hirsch veut des actes

le 18 juillet 2009 à 22h06 , mis à jour le 18 juillet 2009 à 22h09

Dans le JDD, le Haut commissaire à la Jeunesse regrette le silence de l'exécutif sur ses propositions en faveur des jeunes. Il veut leur mise en oeuvre le plus rapidement possible.

Martin Hirsch, ex-président d'Emmaüs France, ex-haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvretéMartin Hirsch, ex-président d'Emmaüs France, ex-haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté © TF1-LCI

"Il faut foncer". Dans le Journal du Dimanche, le Haut commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, regrette samedi le silence de l'Elysée et de Matignon sur ses propositions en faveur des jeunes dont il réclame la mise en oeuvre la plus rapide possible.
 
"Ce sont les jeunes qui sont pressés et ils ont des raisons de l'être. Ils sont les plus vulnérables face à la crise". "Je ne fais jamais de chantage à la démission ni par voie de presse ni en privé. Ce n'est pas mon style mais je ne suis pas là pour regarder les choses ne pas se faire", prévient-il.
 
"Je me méfie du silence. Je serai plus serein quand le président et le Premier ministre salueront l'attitude des partenaires sociaux et des associations qui ont réussi à converger vers des propositions communes et affirmeront qu'ils ont entre les mains les fondements d'une nouvelle politique de la jeunesse", ajoute le Haut commissaire.

Un coût de "580 millions d'euros"
 
Composée de représentants des syndicats, du patronat, d'associations et des collectivités locales, la commission de concertation pour la jeunesse a publié début juillet une soixantaine de propositions en faveur des jeunes. Martin Hirsch avait alors salué des mesures "anti-immobilisme et anti-CPE", le Contrat première embauche créé par le gouvernement de Dominique de Villepin en 2006 qui prévoyait une période d'essai de deux ans pour les moins de 26 ans.
 
La mesure avait été retirée au terme d'une mobilisation de près de trois mois, lancée par les organisations étudiantes puis relayées par l'ensemble des syndicats. Les propositions de la commission Hirsch vont de la création d'un service public d'orientation à l'obligation de formation jusqu'à 18 ans.
 
"Il faut expérimenter des formes de contractualisation de revenu, mieux soutenir les étudiants, ouvrir le RSA aux moins de 25 ans", ajoute Martin Hirsch dans le JDD. Selon ses calculs, le coût de ces propositions serait de "580 millions d'euros pour commencer".
 

(D'après agence)

le 18 juillet 2009 à 22:06
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17 Commentaires

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  • Coco16, le 20/07/2009 à 09h03

    Quand dans un pays on doit aider les entreprises à embaucher les jeunes,les vieux,les contrats précaires,les bas salaires et faire travailler les étudiants alors qu'ils sont la pour étudier etc...il y a un gros problème !!!! Ce qu'il faut c'est créer de la richesse chez ceux qui travaillent avec des salaires sérieux et on pourra consommer et les entreprises se porteront mieux et n'auront pas besoins d'aides pour avoir du personnels gratis ou pour que leurs PDG se payent des 4x4 ou grosses voitures et bonus sur le dos des gens.

  • Gilbert, le 20/07/2009 à 08h40

    Les actes avec l'argent des autres ce Mr pourrait trouver autre chose pour inciter au boulot

  • Brian, le 20/07/2009 à 06h36

    Je suis un jeune diplome de 23 ans, et j'ai du travail en Asie du Sud Est car ici, un patron n'a pas besoin de depenser autant d'argent qu'en France pour engager un jeune, ce qui me donne la chance de faire mes preuves. Tant que l'on promettra au jeunes et aux Francais en general de leur donner plus d'argent, plus de securite, aucun patron n'aura interet a engager des jeunes, surtout avec les diplomes au rabais que tout le monde obtient dans le pays des droits de l'homme. Je ne rentrerai pas en France tant que l'on ne permettra pas de travailler 60heures par semaine, car le travail c'est un engagement de la part de tout employe envers son entreprise... Il ne faut pas s'etonner qu'on n'engage plus de jeunes en France lorsque l'on voit le tas de bras casses qui passent leur temps a manifester au lieu d'etudier. Merci de publier.

  • Stagiaire, le 20/07/2009 à 00h27

    Et à propos des stagiaires qui servent de salariés à bas coût ? Quand se penchera t'on sur la question ? L'alternance une solution ? La blague !!!

  • Margaux, le 19/07/2009 à 21h43

    OK, mais sous réserve que RSA attribué = travail en échange !!! Car je pense que si tout travail mérite salaire, tout salaire mérite travail !!!

  • Cemoi19, le 19/07/2009 à 20h08

    Je travaille pour le service de l'emploi et accompagne les jeunes de 16 à 26 ans. Je peux vous dire qu'il y a aujourd'hui suffisamment d'argent débloqué pour les jeunes, voir trop. Il vaut mieux promouvoir l'apprentissage et valoriser la valeur travail. Si les jeunes attendent tout de la collectivité, cela n'est plus acceptable. Soit ils se donnent tous les moyens pour réussir, soit ils ne font rien et alors il est tout naturel qu'il n'aient rien... En tout cas, je peux vous certifier qu'il y a toujours des solutions, y compris en tant de crise pour les jeunes qui veulent s'en sortir.

  • Tonton53, le 19/07/2009 à 14h33

    Enfin quelqu'un qui se préoccupe des jeunes de 18 à 25 ans car tous n'ont pas la chance de pouvoir vivre chez papa maman. N'ont ils pas le droit de vivre et que l'ont arête de croire que se sont tous des feneants la majorité ne demanderaient pas mieux que d'avoir un emploi encore faut ils leurs en proposés.

  • Pas normal, le 19/07/2009 à 14h05

    Donner le RSA aux jeunes n'a aucun sens. D'une part parce que , vu que toutes nos entreprises sont en train de fermer,nous n'en auront pas les moyens, et d'autres part parce que la priorité n'est pas là. La priorité est de surtaxer les importations asisatiques et autres, et de redistribuer l'argent à nos entreprises nationales, qui doivent se maintenir en france et non pas délocaliser. Un point c'est tout. UN pays qui ne produit pas est un pays pauvre. Nos entreprises telles que Bull, Thomson, et autres de fabrication electropnique doivent rester ici, et employer les jeunes d'ici un point c'est tout. Tout les reste c'est du bla bla . Et cela ira en empirant si ils ne font pas ça.

  • LANG Yanick, le 19/07/2009 à 13h15

    Excellente idée! Seulement ce serait mieux si les 50/60 ans de la génération facile, et qui ont accumulé suffisamment d'annuités pour prétendre demain à une retraite (ou un chômage de longue durée), cédaient les quelques miettes de pains qu'ils ont laissé et s'en aillent une fois pour toute! Ce serait d'abord du travail pour les jeunes... Enfin, autre proposition, réhabilité la femme au foyer contribuerait au meilleur partage du travail!

  • Rosalie, le 19/07/2009 à 08h34

    Donner encore et toujours de l'argent sans contrepartie n'a jamais fait avancer les choses.Dans notre pays, les jeunes ont tout ou presque gratuitement:éducation , soutien scolaire,santé ,sport, vacances et centre de loisirs, cantine,...et les parents ont droit à bon nombre d'allocations. Comment font les autres pays? Là ,personne ne veut s'y intéresser car le "problème de la jeunesse" semble bien une spécificité Française! Si la solution consiste en plus à leur donner le RSA avant 25 ans alors ne nous étonnons pas que les problèmes persistent et que de moins en moins de jeunes aient le gout de l'effort et la valeur du travail.

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