Le "ticket" Steeve Briois-Marine Le Pen © ABACAJeudi, Marine Le Pen assurait que les électeurs s'apprêtaient à faire mentir la logique mathématique pour élire un maire issu du Front national. Réponse dimanche. Le parti d'extrême droite va alors tenter de ravir la ville d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais où son "ticket" Steeve Briois-Marine Le Pen s'oppose au second tour à Daniel Duquenne, un divers gauche à la tête d'un "front uni contre le FN."
L'arithmétique électorale est sensiblement favorable au candidat divers gauche de cette municipale partielle, mais le contexte local est tel que la prudence est de mise. Avec 39,34% des voix, Steeve Briois a viré largement en tête au premier tour mais Daniel Duquenne (20,19%) bénéficie du soutien des autres candidats, notamment du socialiste Pierre Ferrari (17,01%) de la candidate Vert Régine Calzia (8,52%) et même de l'UMP (4,34%).
"Il faut repartir sur de nouvelles bases"
Steeve Briois et sa colistière Marine Le Pen ont mené campagne entre les deux tours sur un thème qu'ils développent depuis des années à Hénin-Beaumont, "stop aux magouilles"." L'incarcération, après sa mise en examen pour corruption, de l'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville et les divisions de la gauche rendent ce discours particulièrement audible dans cette ancienne ville minière de 26.000 habitants.
Depuis dimanche dernier, le leader local du FN soigne son image de candidat de la rupture avec l'ancienne équipe municipale mais aussi son image d'homme de terrain, implanté de longue date à Hénin-Beaumont. Le duo formé avec Marine Le Pen, l'enracinement pour lui, la notoriété pour elle, paye électoralement jusque maintenant et peut les amener à pousser les portes de la mairie dimanche soir, pense Steeve Briois.
Daniel Duquenne a, lui, tracé la ligne dès le soir du premier tour en décidant de ne pas fusionner avec d'autres listes et en demandant le ralliement sans concession et sans place dans une liste fusionnée avec d'autres candidats. "Il faut repartir sur de nouvelles bases, il faut avancer, j'ai combattu le système d'avant, j'étais présent aux dernières municipales contre ce système. Je représente l'alternative crédible et non extrémiste offerte aux Héninois", explique-t-il. Accusé par le FN d'être le "candidat du système", Daniel Duquenne rappelle avoir démissionné du PS en 2001 et avoir tout fait pour s'éloigner des partis pendant cette campagne. Il a reçu vendredi le soutien de l'humoriste Dany Boon (Lire notre article).
(D'après agences)
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