Image d'archivesJean-Luc Mélenchon, ex-socialiste et fondateur du Parti de gauche, estime que l'appel au rassemblement adressé par Martine Aubry, première secrétaire du PS, aux partis de gauche "sent le double jeu". Il le dit clairement dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche. "On ne peut pas proposer l'union de la gauche au national, et avoir un comportement contraire à la base.
Mélenchon: "je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas"
Au dernier jour du congrès du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a souligné que le Front de gauche qu'il aspire à représenter en 2012 n'était pas un "supplétif de circonstance" du PS.
Publié le 21/11/2010
"Nous travaillons aux listes des régionales avec le PC, le NPA et les alternatifs. Nous n'avons pas d'autre choix pour échapper à l'étouffement de la gauche que tente Martine Aubry", assure-t-il. Jean-Luc Mélenchon n'a "pas d'autre solution que de continuer à forger le Front de gauche" et de faire "une entente qui s'élargit, qui seule permettra de renverser le rapport de force, en passant devant le PS".
"Un vocabulaire hérité de l'URSS de Gorbatchev"
Martine Aubry a adressé une lettre rendue publique vendredi aux leaders des partis de gauche, à l'exception du NPA, les appelant à une "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche "sans préalable", dès les régionales.
Le fondateur du Parti de gauche lui répond : "S'il s'agit de cautionner une comédie, je n'en suis pas". "La lettre de Martine est étrange", juge-t-il, s'étonnant de la "maison commune" prônée par la maire de Lille, "vocabulaire hérité de l'URSS de Gorbatchev?", s'interroge-t-il. "Pourquoi faire comme si nos divergences ne portaient pas sur des sujets politiques très concrets?", lance-t-il, évoquant la municipale partielle à Aix-en-Provence où le Parti de gauche a fait liste commune avec le PC et le NPA, alors que "le PS fait liste commune avec le MoDem, en rompant avec ses alliances de gauche de l'an dernier".
Pour lui, les socialistes "s'opposent à leur façon : molle et confuse. Et le double langage n'en finit pas". Sur les retraites, ainsi "ils ont accepté de placer le débat" sur "la question de la pénibilité, exactement comme le demande Fillon, donc sans s'opposer, au préalable, à l'allongement de la durée de cotisations". "Pas de maison commune possible avec qui est sur la ligne de Sarkozy sur les retraites", tranche-t-il.
(D'après agence)
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Mélenchon: "je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas"
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