Michèle Alliot-Marie, en direct sur TF1 le 9 septembre 2008 © TF1-LCIDéfaut de surveillance, dysfonctionnements ? Les deux autopsies ayant écarté toute violences sur l'homme de 21 ans retrouvé lundi pendu alors qu'il était en garde à vue au commissariat du Chambon-Feugerolles, dans la Loire, le parquet de Saint-Etienne a ouvert vendredi une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire", "pour établir s'il y a eu ou non un défaut de surveillance" (lire notre article). Alors que des incidents ont éclaté tard jeudi soir à Firminy, en banlieue stéphanoise, pour la 3e nuit consécutive (lire notre article), la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, souhaite "un encadrement plus strict des conditions de placement en garde à vue et en détention provisoire", estimant qu'il faut "revoir les critères" qui autorisent ce placement, dans un entretien au Figaro de samedi.
Elle évoque ainsi la possibilité "de limiter plus strictement leur durée en fonction de la gravité de l'acte commis". Se disant "favorable à un véritable 'habeas corpus'", la garde des Sceaux estime que "certaines gardes à vue semblent plus justifiées que d'autres". L'habeas corpus est une antique procédure du droit anglo-saxon garantissant la liberté individuelle en obligeant la comparution immédiate devant un juge de toute personne arrêtée, de façon à empêcher la détention arbitraire. Nicolas Sarkozy s'était prononcé en janvier pour l'instauration d'un "habeas corpus à la française". "J'ai déjà demandé à un groupe de travail de plancher sur les conditions de placement en garde à vue", a expliqué Michèle Alliot-Marie.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




