Nicolas Sarkozy © TF1/LCIRéputé pour son activisme infatigable, Nicolas Sarkozy va devoir tempérer ses ardeurs, tout du moins dans un premier temps puisque les médecins de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce lui ont conseillé lundi "un repos relatif". Première conséquence selon un communiqué diffusé par l'Elysée vers 11h15, le déplacement programmé mardi au Mont Saint-Michel "est reporté à une date ultérieure". Le chef de l'Etat n'a pas non plus regagné l'Elysée lundi, mais devrait rester se reposer à la résidence de la Lanterne, à Versailles. En revanche, il présidera normalement le dernier Conseil des ministres mercredi matin, avant ses congés. Il doit partir ensuite trois semaines dans la propriété familiale de son épouse au Cap Nègre, dans le Var.
Sorti à pied en compagnie de son épouse Carla du bâtiment avant de quitter l'enceinte du Val-de-Grâce en voiture, Nicolas Sarkozy avait lundi matin l'air en bonne forme, remerciant le personnel en souriant. Mais le chef de l'Etat va devoir se faire violence pour ralentir son rythme quelques temps. En effet, selon le bulletin de santé diffusé par l'Elysée lundi, "le diagnostic est celui d'un malaise lipothymique d'effort soutenu par grande chaleur et sans perte de connaissance, dans un contexte de fatigue liée à une charge de travail importante". "Aucun traitement médical ne lui a été prescrit". "Une coronarographie a été effectuée tôt ce matin. Il ressort de cette surveillance et de ces examens complémentaires que le malaise n'a aucune cause cardiologique, non plus qu'aucune conséquence cardiologique", ajoute le communiqué.
Des conséquences politiques et médiatiques
Mais si le bulletin de santé de Nicolas Sarkozy est bon, il va devoir mettre la pédale douce pendant quelques jours, certains responsables politiques affirmant sous le sceau de l'anonymat "qu'il en fait trop". Lui qui avait prévu comme l'an dernier des journées de vacances remplies de jogging, natation puis vélo va devoir adopter un peu le farniente. Les caméras et photographes seront postés à coup sûr tout le mois d'août près de la résidence d'été de la Première dame pour saisir la moindre image du président en train de reprendre (ou pas) le sport.
Et si le malaise dimanche du chef de l'Etat peut arriver à n'importe quel sportif et n'entraîne pas, pour lui, de "traitement médical", ses conséquences politiques et médiatiques ne sont pas à négliger. Désormais en effet, chaque signe supposé de fatigue ou rictus étrange de Nicolas Sarkozy ne manquera pas de faire l'objet d'interprétations liées à cet épisode. Le débat sur l'hyperprésidence sera alimenté. Et déjà lundi matin, des éditorialistes de la presse pointaient "l'hyperactivité" présidentielle et ses implications politiques ou institutionnelles. Le chef de l'Etat et ses conseillers vont donc à coup sûr réfléchir, cet été, aux conséquences de ce "malaise à l"effort" sur l'image présidentielle. La poursuite de son marathon au-delà de 2012 en dépend.
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