Michel Rocard © TF1/LCIUn petit air d'unité nationale pour lutter contre la crise... Nicolas Sarkozy a demandé aux anciens Premiers ministre Alain Juppé (UMP) et Michel Rocard (PS), qui l'ont accepté, de présider "une commission chargée de réfléchir aux priorités" du futur emprunt national. "Le président de la République a demandé à MM. Alain Juppé et Michel Rocard, anciens Premiers ministres, qui l'ont accepté, de présider une commission chargée de réfléchir aux priorités justifiant un effort exceptionnel d'investissement, afin de préparer l'avenir de la France", indique le communiqué diffusé lundi matin.
"Cette commission procèdera à de larges consultations et formulera avant le 1er novembre 2009 des propositions sur le choix des priorités que le gouvernement arrêtera ensuite", précise l'Elysée indiquant que le chef de l'Etat recevra MM. Juppé et Rocard ce lundi à 19H00. Cet emprunt a été annoncé par Nicolas Sarkozy lors de son intervention devant le Congrès du Parlement à Versailles le 22 juin. Le chef de l'Etat avait ensuite indiqué le 1er juillet aux partenaires sociaux qu'il allait charger "une commission" présidée par "deux hautes personnalités qu'(il) désignerait prochainement le soin de réfléchir à ce que doivent être les priorités nationales pour l'avenir".
Appel aux particuliers ou au marché ?
Michel Rocard, ancien Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991, est actuellement président de la "Conférence des experts" sur la taxe carbone. Agé de 79 ans, il avait annoncé en janvier qu'il renonçait à son mandat de député européen pour prendre sa "retraite parlementaire". La nomination de ce représentant de la deuxième gauche, qui fut souvent en rivalité avec l'ex-président socialiste, est un signe hautement symbolique de la poursuite de la politique d'ouverture du chef de l'Etat .
Concernant le débat sur l'emprunt, le conseiller spécial du président Henri Guaino a répété dimanche sur BFM TV qu'aucune option n'était arrêtée pour cet emprunt qui doit être lancé début 2010, les particuliers ou le marché ? "Nous verrons le moment venu en fonction du coût respectif de ces deux modalités et des conditions économiques qui prévaudront à ce moment là", a déclaré Henri Guaino. "C'est effectivement plus mobilisateur de s'adresser aux épargnants mais ça coute plus cher", a-t-il souligné, refusant d'évoquer un montant. "Il ne faut pas que ça coûte trop cher, sinon on gaspille l'argent des Français", a-t-il toutefois dit. Selon Henri Guaino, "il y a une limite aux capacités d'emprunt de la France". "Elles sont assez loin les limites, on n'est pas non plus obligé d'aller jusqu'au bout des limites."
Retour MYTF1
Chargement en cours...




