Nicolas Sarkozy, avec sa femme, à sa sortie du Val-de-Grâce, le 27 juillet 2009 © Reuters
Le président semble appliquer les conseils de repos : Nicolas Sarkozy était de retour lundi à la mi-journée à La Lanterne, à Versailles, après être sorti de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce où il avait été admis dimanche à la suite d'un malaise pendant un jogging à proximité de cette même Lanterne. Tout l'après-midi, les visites se sont succédées dans cette résidence de la République où il aime passer ses week-ends, parmi lesquelles celles de sa belle-mère, Marisa Bruni-Tedeschi, et celle du parton du PSG, Sébastien Cazin, qui, pour la petite histoire, n'a pas été reconnu à l'entrée et a donc dû sortir de sa voiture...
Quelques heures plus tôt, c'est un Nicolas Sarkozy souriant et à pied qui avait quitté en fin de matinée l'établissement parisien, entouré de médecins, qui l'ont amené vers une voiture officielle. Il leur a longuement serré la main, en compagnie de son épouse, sans faire de déclaration à la presse mais en saluant les badauds.
Bientôt les vacances
"Aucun traitement médical n'a été prescrit" au chef de l'Etat, âgé de 54 ans, "un repos relatif de quelques jours lui a été conseillé", affirmait au même moment l'Elysée dans un communiqué. Direction donc La Lanterne, tandis que la ministre de l'Economie Christine Lagarde le remplaçait à l'Elysée pour une cérémonie de signature sur la pérennisation de la médiation du crédit.
Pour la suite, le déplacement programmé mardi au Mont Saint-Michel, dans la Manche, a été reporté à une date ultérieure, selon l'Elysée. La présidence ajoute qu'en revanche Nicolas Sarkozy présidera mercredi matin le dernier Conseil des ministres, avant des vacances de trois semaines. Il partira alors pour le Cap Nègre, dans la résidence des Bruni. Lui qui avait prévu comme l'an dernier des journées remplies de jogging, natation puis vélo va devoir adopter un peu le farniente (lire notre article).
Selon les termes de l'Elysée, qui assure qu'il n'y a "pas de cause" ni de "conséquences cardiologiques" au malaise du chef de l'Etat, il a été diagnostiqué un "malaise lipothymique d'effort soutenu par grande chaleur et sans perte de connaissance, dans un contexte de fatigue liée à une charge de travail importante". "Il est confirmé par ailleurs (bilan sanguin, électroencéphalogramme, IRM cérébrale) qu'il n'y a ni cause ni conséquence neurologique ou métabolique", précisait le bulletin.
Lefebvre évoque un "accident cardiaque" puis se dédit
En déplacement à Leuglay, en Côte d'Or, François Fillon a assuré que Nicolas Sarkozy était "en très bonne santé", ajoutant qu'il se réjouissait de le retrouver "en pleine forme" dès "cet après-midi". "Tous les examens qui ont été pratiqués montrent qu'il n'y a rien d'anormal. Il a simplement fait un malaise qui est sans doute lié à un effort physique important sous un soleil intense", a ajouté le Premier ministre (voir la vidéo), tandis que le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, évoquait, lui, un "accident cardiaque".
Et de lui conseiller le repos. "Si personne ne considère qu'un accident cardiaque est une alerte, qu'est-ce qui peut être une alerte ? Je crois qu'il faut évidemment que le président de la République fasse ce que font d'ailleurs tous les citoyens quand ils vivent une alerte de ce type et trouve le moyen de prendre du repos", a-t-il dit sur France Info... Avant de faire cette mise au point : "A la question d'un journaliste évoquant le malaise du président de la République, j'ai évoqué la nécessité pour tout citoyen de tenir compte d'une telle alerte, et de prendre du repos". "C'est à cette occasion que j'ai employé le terme cardiaque en l'élargissant à tous les Français". "Je n'entends pas, évidemment, me substituer aux médecins qui, à la suite des examens effectués, ont constaté que les qualificatifs de vagal ou cardiaque, pour définir un tel malaise, n'étaient pas appropriés, d'autant qu'ils n'ont diagnostiqué ni cause, ni conséquence cardiaque dans cet accident", a-t-il ajouté. Le nom de Frédéric Lefèbvre est cité parmi ceux qui pourraient accéder à un secrétariat d'Etat. On ne le saura pas tout de suite. Une source proche du président a confirmé lundi que les personnalités (au moins deux ou trois) qui devaient être nommées secrétaires d'Etat, devront attendre fin août.
Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a estimé quant à lui que "ce petit incident bénin, comme cela a été dit par les responsables médicaux, n'aura pas de conséquence". Quant au président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, il s'est dit "soulagé par le caractère bénin du malaise" du président, lui souhaitant "prompt rétablissement". Enfin, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a assuré lundi soir sur France 2 que la communication de l'Elysée avait été "très transparente" et "qu'il y a eu beaucoup d'informations". "L'Elysée et les médecins ont communiqué très clairement sur le caractère bénin" de ce malaise "et sur la nécessité d'un peu de repos" pour le chef de l'Etat, a-t-elle estimé, ajoutant qu'elle se "réjouissait" de le retrouver mercredi lors du Conseil des ministres.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





