Image d'archives © ABACAMais à quoi sert donc l'ouverture vantée matin, midi et soir par Nicolas Sarkozy depuis deux ans ? Beaucoup de ses amis de l'UMP répondaient : "à rien" et râlaient contre le peu de considération que l'Elysée leur manifestait... Et bien désormais, ils ont LA réponse, et de la bouche même de son inventeur. "L'ouverture démobilise l'adversaire et ne fait pas gagner une seule voix je le sais bien. Il faut mobiliser les électeurs, en démobilisant l'adversaire. Toute la stratégie de l'ouverture est là". "On a bouffé la crédibilité de la gauche sur l'écologie. Idem sur la culture. Idem sur l'ouverture", a-t-il estimé mercredi lors d'une réception à l'Elysée.
"Une des leçons des européennes, c'est qu'il faut poursuivre l'ouverture, y compris face au sectarisme du PS incarné par Bertrand Delanoë. Les Français, eux, ne sont pas sectaires", a-t-il lancé. "Regardez Bayrou : quand on se laisse emporter par la haine et qu'on est tout seul, on se trompe", a déclaré le chef de l'Etat, égratignant le patron du MoDem. "Moi, ce n'est pas par plaisir que je parle dans le Nouvel Obs. En tout cas, je sais être généreux puisque grâce à moi, ils ont doublé leurs ventes !", a-t-il ironisé au sujet de son entretien dans l'hebdomadaire classé de gauche
"Au pire ou au mieux, vous en avez encore pour sept ans avec moi"
Et l'UMP dans tout ça ? "L'UMP n'est pas réductible à la droite car les plus à droite d'entre vous sont aussi à l'aise à l'UMP que les plus au centre d'entre vous", a-t-il poursuivi avant de mettre en garde les centristes "contre les sous-groupes" au sein du parti majoritaire. "Je ne veux pas de chapelle, on ne va pas finir comme le PS avec ses éléphants et ses hippopotames", aurait-il ajouté d'après un autre participant.
Nicolas Sarkozy a aussi évoqué les régionales, un rendez-vous capital, et l'échéance présidentielle de 2012, estimant qu'il n'y aura pas de privilège pour le président sortant au moment de solliciter la candidature. Sans aller jusqu'à parler de primaires...ce qui sonne comme une candidature à sa réélection en 2012. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs lancé aux parlementaires UMP : "Au pire ou au mieux, vous en avez encore pour sept ans avec moi". Fermez le ban.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





