Image d'archives © ABACAAlors que les débats battent leur plein à l'Assemblée sur le travail dominical, et que le projet Hadopi, après avoir longtemps fait des vagues dans l'hémicycle du palais Brongniart, s'invite une nouvelle fois dans l'actualité politique, Nicolas Sarkozy a reçu mardi les députés du parti présidentiel pour les encourager à poursuivre les réformes.
"On a géré notre formation politique comme une marque", s'est félicité le chef de l'Etat pour saluer les bons résultats de l'UMP aux élections européennes, selon un témoin présent à ce déjeuner. "On doit avancer sur le travail du dimanche car c'est notre marque", a-t-il insisté devant des députés qui retournaient ensuite dans l'hémicycle pour examiner la proposition de loi sur ce sujet. "Si vous avez un problème de conscience fermons toutes les zones touristiques le dimanche", a-t-il lancé. "Vous ne pouvez pas me dire que vous avez été surpris car c'était dans mon projet présidentiel". Au passage, le chef de l'Etat a rendu un inédit hommage au patron des députés UMP Jean-François Copé : "Grâce à Jean-François Copé, Brice (Hortefeux) et (Xavier) Darcos, on a réussi l'équilibre" sur ce texte.
"L'ouverture démobilise l'adversaire"
Le président a assuré qu'il irait "jusqu'au bout" de la réforme des collectivités locales, de la taxe professionnelle, de la taxe carbone, rejetant toute idée de "céder sur le bouclier fiscal" ou "de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux" partant en retraite. Il a aussi défendu sa politique d'ouverture : "Quand on s'ouvre à d'autres, on se fait du bien à nous". Et selon le porte-parole du parti Frédéric Lefebvre, il a encore souligné : "On ne fait pas un gouvernement qu'avec ses amis", confirmant qu'il aurait "à compléter" prochainement l'équipe de François Fillon.
"Une des leçons des européennes, c'est qu'il faut poursuivre l'ouverture, y compris face au sectarisme du PS incarné par Bertrand Delanoë. Les Français, eux, ne sont pas sectaires", a-t-il lancé, toujours selon Frédéric Lefebvre. Un autre député a rapporté pour sa part une pique à l'égard du président du MoDem : "Regardez Bayrou : quand on se laisse emporter par la haine et qu'on est tout seul, on se trompe". Au final, pour Nicolas Sarkozy, "l'ouverture démobilise l'adversaire et ne fait pas gagner une seule voix, je le sais bien. Il faut mobiliser les électeurs, en démobilisant l'adversaire. Toute la stratégie de l'ouverture est là".
D'après agence
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